Palmarès d'Ecriture!

Naütilus.
Sexe : Masculin
Date d'inscription : 03/03/2015
Messages : 6950
Voir le profil de l'utilisateurhttp://aelke-rpg.forumactif.com/
Ancien admin - 20 000 lieux sous les codes
# Palmarès d'Ecriture!le Lun 23 Avr 2018 - 13:11
Palmarès des COTMs d'Ecriture

Concours n°1

Spoiler:
Pour le tout premier concours d'écriture il fallait écrire un texte non t'es sérieux ? sur le thème de l'Amour et faire entre 500 et 1500 mots. Voici donc les résultats :

Première place pour @Heaven
Deuxième place pour @Cheshire Cat

Les textes:
Heaven :

« Une dernière fois »

Mes derniers mots lâchés dans un souffle avant de filer m'isoler seule dans un champs lointain, malgré leurs protestations. Ils ne se rendent pas compte de l'importance des lieux, ils ne comprennent pas que ce voyage est la seule opportunité que j'ai pour avoir la sensation que rien a changé. Je sais bien que vivre dans le passé ou le futur peut importe n'est pas bon, mais c'est le seul moyen que j'ai pour être encore un peu près de lui. Ils ont beau dire qu'il sera toujours possible de revenir, je sais bien que c'est impossible, ils ne savent pas tout ce que j'ai du faire pour arriver à remonter les failles spatio-temporelle et arriver pile à la bonne époque. Certes, ils ne peuvent comprendre, car cela fait des mois que je leur cache tout. Ils n'auraient pas compris de toute manière, ils auraient trouvé mon projet insensé et ils n'auraient pas eu tort mais on est là.

Sur la planète d'origine du seul homme que j'ai jamais aimé. Mon échappée touche à sa fin mais pour le moment, je me pose sur un rocher qui affleure du sol au sommet d'une colline. L'herbe autour de moi me chatouille les chevilles, une fine brise souffle à ras du sol en permanence ici donnant la sensation d'avoir une mer verte argentée sous nos pas. Mon regard se reporte devant moi dans le lointain et mes yeux se posent sur la cité se profilant à quelques kilomètres de là. Une capitale mais à l'échelle de la planète, elle est si vaste qu'il faut une demie-journée pour la traverser de part en part. De là ou je suis on voit bien qu'elle forme un cercle au milieu de la plaine où elle a été érigée et surtout mon regard glisse sur les hautes tours des dirigeants, d'un blanc éclatant et finement ciselées. Dressées ainsi, elles semblent vouloir conquérir le ciel puis l'espace et cela sera le cas dans le futur. Mais pour le moment j'attends le levé du second soleil. Le premier brille déjà depuis deux heures dans le ciel permettant d'observer les contours et presque tout les détails de chaque chose autour de soi. Mais le second soleil lui, ne va pas tarder à se lever et il va donner sa pleine dimension visuelle à la planète.

Le soleil poursuit sa course et les nuances varient, la cité adoptant une nouvelle teinte. La cité se pare maintenant d'un voile rouge sang aux reflets orangés, auréolée d'or, voile semblant lentement lui tomber dessus comme si une main invisible et géante posait un morceau de soie depuis ses sommets pour recouvrir sa pale nudité. Spectacle unique en son genre rendu possible par la magie des pierres constituant la cité et qui ne dure que quelques minutes. Minutes pendant lesquelles le temps semble suspendre son cours, les images se fixent sur mes prunelles avant d'aller se graver dans mon esprit et dans mon cœur.

Mais bien entendu, je ne suis pas venue ici juste pour ce spectacle offert à mes yeux depuis trois jours. Non je suis aussi là, pour la suite, pour cet espoir fou. Mes yeux se portent cette fois-ci sur le bas de la colline où une maison de pierres blanches se tient, je peux voir les volutes de fumée sortir de la cheminée, les trois chevaux d'onyx dans leur enclos dorment debout. La porte d'entrée en bois s'ouvre, laissant passer un homme, je suis ses mouvements des yeux, il se dirige dans le petit bâtiment proche de l'enclos en ressortant avec du fourrage qu'il dépose dans le râtelier des animaux avant de rentrer. Dans mon ventre une boule se forme, ma respiration se saccade et je dois chercher une grande et longue bouffée d'air pour garder le contrôle. Je connais la suite, j'élude les sensations que je ressens pour sortir mes jumelles que je met en place sur mon visage, je n'en ai pas besoin mais je vérifie le réglage.

Une dizaine de minutes passent, pendant lesquelles mes mains se resserrent sur mes genoux, mon rythme cardiaque grimpant au fil du temps, des griffes invisibles viennent enserrer mes entrailles et mon cœur. De nouveau la porte s'ouvre, une femme sort en premier, suivi par l'homme de tout à l'heure et enfin Il sort, refermant la porte derrière lui. Les trois se dirigent vers les enclos, je ne regarde que lui, oh j'ai prit le temps d'observer les deux autres ; ses parents ; le premier jour, juste pour voir ce qu'il tient d'eux. Mes yeux restent braqués sur lui, observant chacun de ses mouvements fluides, je peux percevoir chaque muscle de son corps jouer sous sa peau, à travers ses vêtements oui, mais je le connais par cœur. Oh bien sûr il n'a qu'une vingtaine d'années pour le moment mais il est déjà celui qu'il deviendra. Chaque détails de son visage, ses yeux, son sourire, me donnent envie de me lever, de dévaler la colline et de finir dans ses bras mais je ne peux pas, je dois me faire violence pour ne pas bouger. Je le regarde entrer puis sortir du petit bâtiment avec dans les mains le licol destiné à son cheval puis entrer dans l'enclos et le lui passer avant de l'en faire sortir. Il est prêt, comme ses parents pour partir dans la cité, comme tous les jours, études pour lui, de belles et longues études qui le rendront unique en son genre, et je suppose travail pour eux.

Avant de monter sur son cheval, il se tourne vers la colline où je suis et vers moi, comme s'il sentait une présence, comme si notre lien était déjà présent et fort. Ses yeux balayent le sommet de la colline et mes larmes roulent en silence sur mes joues, il ne me voit pas. Commandante d'un vaisseau next-gen, je suis liée à lui par le psychique et j'ai enclenché ses boucliers d'invisibilité en le posant sur la planète. Ses boucliers m'englobent et il ne peut me voir, je n'avais pas le droit, pas le choix de faire autrement, je ne peux impunément pas croiser sa ligne temporelle avant l'heure. Et pourtant il semble savoir que quelque chose lui échappe dans le paysage qu'il voit, sa mère lui parle, il hoche la tête avant de sourire dans le vide, de me sourire malgré le filtre d'invisibilité. Le premier en trois jours, comme s'il savait que cela serait la dernière fois.

Sa monture enfourchée, il la lance sur le chemin menant à la cité, se tournant à demi une dernière fois avant de partir au galop. Il devient rapidement une fine ligne de poussière et pourtant mes yeux ne peuvent se détourner de la silhouette de son cheval. Mes lèvres lui murmurent un adieu, mon ouïe perçoit un changement dans le bruissement de l'herbe un peu plus loin derrière moi sur la droite, sans tourner la tête mes yeux se reportent vers l'origine une fraction de seconde. Une main se pose sur mon épaule et une voix grave se fait entendre.

« Allé vient commandante, on doit repartir »

Mon second est là, depuis le temps nous sommes devenus amis et il me tutoie certes mais il a la décence de se souvenir que je ne veux pas entendre mon nom dans la bouche de quiconque. J'essuie mes larmes d'un revers de ma manche en hochant la tête, je sais qu'il a raison, on ne peut rester plus longtemps, sans compter que mon équipage commence à grogner sérieusement. Trois jours sur une planète où ils ne peuvent pratiquement rien faire même s'ils ne se plaignent pas d'avoir un peu de repos bien mérité. Je me relève, un vertige me prend et sans regarder mon second, nous repartons vers l'emplacement du vaisseau, je chasse tant bien que mal ce qui me dévore de l'intérieur.

Nous arrivons enfin à une énorme plate-forme rocheuse surélevée d'une dizaine de mètres du sol et sur laquelle mon vaisseau se tient fièrement, je me surprend à sourire. Quelques réglages pour qu'il puisse décoller sans un bruit suivi d'un vol stationnaire loin au dessus de la planète, le temps que la bonne fenêtre d'espace temps s'ouvre, la seule et unique, celle que l'on ne doit pas louper. Les instruments m'indiquent que c'est l'heure, l'onde se forme, j'enclenche les moteurs et le vaisseau s'engouffre dans la brèche du temps qui se refermera à jamais dés que nous en seront sorti.

Le temps reprend son cours comme si rien ne s'était passé...




Cheshire Cat :
L'Amour. Dur d'y croire, surtout avec un grand A. Qu'est-ce donc que l'Amour ? Je dirais que c'est cette dualité que je ressens lorsque je suis avec cette personne. Ces moments où l'on parle, où on s'embrasse, où on s'enlace, où on fait l'amour. Parfois, j'en ai des vertiges, et mon cœur se soulève en un instant et c'est comme si je mourais et ressuscitais à chaque fois que je vois l'être aimé.

Oui, l'amour est un vertige, c'est même vertigineux lorsque cet Amour même vous fait monter au septième ciel. Mais après seulement un moment, lorsque l'Extase s'en va au loin dans les bras d'un autre couple, vous redescendez, subitement, mais doucement. Le souffle de l'autre se calme enfin dans un élan de douceur incroyable, et vous endormez encore ce désir charnel que vous aviez plus tôt.

Mais l'Amour, voyez-vous, je n'y croyais plus. J'ai vu beaucoup de femmes, parfois des hommes, dormir dans mon lit, se blottir dans mes bras, pourtant je n'étais pas heureux, ou bien je ne suis pas satisfait de ces souvenirs. J'ai l'impression de consommer l'Amour au supermarché de la Vie qui nous coûte un bras. Vous savez, oui, la Vie. Les dix-huit premières années, c'est un peu comme un jeu en essai gratuit, mais passé la majorité il faut payer pour y jouer. L'Amour, c'est encore différent, car il faut le dénicher, le vrai, le véritable, tandis qu'une main inconnue la scrute également. Mais cet Amour est tellement rare que bien souvent il coûte cher. En caisse, il vous faudra parfois abandonner quelque chose de tout aussi important. Moi, la dernière fois, j'ai troqué l'Amour contre l'Espoir. Est-ce si absurde ? Non, j'avais en moi cette pensée incroyable « plus besoin d'espoir, je l'ai trouvé en elle. » et je l'ai perdue tandis qu'une balle faisait des ondes de sang dans son cœur déjà écorché par cette Vie trop chère pour elle.

Depuis ce jour, je ne ressens plus la chatouille du vent sur mon visage au petit matin. J'ai perdu mes sens.
Je ne comprends plus quand on me parle, j'ai l'impression d'être sourd. J'ai perdu mes sens.
Je ne vois plus le soleil au zénith quelque soit la saison. J'ai perdu mes sens.
Je mange des aliments sucrés, salés, épicés, mais je ne ressens plus les goûts, et tout est fade. J'ai perdu mes sens.
Quand je parle, tout sonne faux, j'ai l'impression de déblatérer des paroles absurdes qui s'envolent dans l'air sulfureux. J'ai perdu mes sens.

J'ai perdu mes sens au petit matin, le soleil se levait doucement en hiver et la couleur orangée du ciel faisait fondre la neige qui s'était posée la nuit dernière. Je la regardais descendre du haut de ma fenêtre dans la rue glaciale en lui faisant des signes, lui disant au revoir, et elle me répondait. Je buvais mon café chaud et amer tandis que le vent glissait le long de mon visage. Puis un bruit, sourd et bref. Tout disparu. Je suis dans le noir complet.

J'ai perdu l'Amour au petit matin et je meurs en attendant de retrouver mes sens.

Plus d'info Ici


_____________________________________________


Concours n°2

Spoiler:
Pour ce concours il fallait écrire une nouvelle sur le thème du monde vue par un enfant et faire entre 750 et 2000 mots.

Et pour cette fois une seule participation @Thessia

Texte:
Louna à six ans et vit en banlieue Parisienne dans une famille divorcé. Sa mère est femme au foyer, son beau-père banquier et son père, elle ne sais pas trop, elle ne le voit pas souvent, juste les week-ends. Pour elle chaque jour est rempli de rire, de jeu et d’aventures.
Aujourd'hui c'est Dimanche et Louna rentre chez elle, personne ne l'y dépose étant donné qu'elle n'a pas plus de 200 mettre à faire, et puis son père est fatiguer, comme souvent, alors il ne sort pas beaucoup. Tout en marchant elle regarde le ciel, elle sautille, chante, elle trouve ça amusant, il fait beau aujourd'hui et elle voudrais rester dehors à gambader dans la ville. Mais voilà elle va chez elle.
Elle imagine souvent ce lieu comme un château effrayant, habité par une méchante reine et un troll ignoble. Depuis l'arrivé du petit Prince, ils l'ignore presque totalement, elle ressemble à cendrillon, attendant avec impatience son prince charment, mais voilà il ne vient jamais.
De temps en temps, de beau chevalier en armures vienne voir ces parents, cherchant à savoir si tous ce passe bien, elle voudrait bien leurs demander de la sauver, mais elle n'a pas le droit de sortir de sa tour, et puis si elle leurs disaient elle serait puni, sûrement donner au méchant dragon.
Puis un jour Louna arriva enfin à s’enfuir du château maudit, l’adrénaline la fit courir tellement vite, tellement loin qu'elle ne reconnaissait plus rien, elle qui ne connaissait que la ville où elle avait grandit se retrouvait dans une forêt, sûrement enchanté. Peut-être croiserait-elle les sept nains qui pourraient l'aider ? Elle marcha des heures, sans but, sans savoir où allez, la fatigue commençais à se faire sentir quant elle vit une lumière au loin. En s'approchant elle vit des hommes et des femmes faisant un feu.
- Ha ! Des bandits ! Hurla-t-elle en s’enfuyant à toute jambes.
Les personnes l'ayant entendu se retournèrent et une femme s'élança à sa poursuite. La petite Louna avait beau courir aussi vite qu'elle le pouvait, la renégat la rattrapa sans aucune difficulté et la ramena au camps. Louna ne bougea pas persuadé qu'ils allaient la tuer, ou la manger, mais la jeune femme lui apporta à manger et se posa à ces côté.
- Dit moi petite, d'où tu viens ?
- … Louna ne répondit rien, refusant de divulguer quelques informations que se soir à la femme brune.
- Ok tu ne veux rien dire, je comprends, repose-toi on reparlera demain matin.
La jeune femme s'éloigna, puis une foi que tout le monde fut coucher la petite fille prit de nouveau la fuite en ayant pire le temps de voler quelques ration de nourriture au passage. Ne sachant toujours pas où allez, elle marcha durent des heures, à l’affût du moindre bruit, évitant les ponds sous lesquels pourrait se cacher des trolls ou autre monstres.
Après plusieurs heures de marche, elle arriva à l'entrer de la ville, les immeubles étaient là, à perte de vu, rassuré elle réduisit le pas et se fonda dans la foule qui marchait dans la ville.
Elle rencontra alors un vieil homme qui travaillait le bois au milieu de la rue, elle reconnu Gépétto, mais fut surprise de ne pas voir son fils, elle avança vers lui et regarda un moment son travail.
- Dite monsieur, il est où Pinocchio ?
- Pardon ? Répondit le vieil homme à la petite fille
- Bas, il ne vit plus avec vous ? C'est dommage.
L'homme sourit alors à Louna, la naïveté de cette petite le toucha profondément.
- Où son tes parents ma grande ?
- Je n'ai pas de parents monsieur. Mentit-elle pour ne pas avoir à expliquer sa présence ici, mais sa gestuelle montra à l'ancien que se n'était pas vrais, pourtant il ne tenait pas compte et lui proposa une boisson chaude que Louna accepta volontiers.
Après plusieurs heures de discutions Louna suivit le vieil homme chez lui, sa demeure était modeste, mais la petite fille s'y sentit tout de suite à l'aise.
Elle resta chez lui plusieurs jours durent, à apprendre comment travailler le bois, comme il poussait, comment il vivait, plein de chose qui l’intéressait au plus haut point. Mais un beau jour les chevaliers vinrent frapper à la porte et ils emmenèrent le vieux monsieur à leur camps. Ils l’enfermèrent dans un cachot et le traitèrent comme un ennemie. Louna ne comprenait pas, pourquoi le traitaient-ils ainsi, il avait été gentil, mais quant elle vit apparaître sa marâtre elle compris. C'est elle ! Elle avait demander aux soldat de l'enfermer car il la protégeait. Quant sa mère voulu la prendre pour la ramener au château, la petite se mis alors à hurler.
- Non ! Non ! Je ne veux pas y retourner ! Je veux rester avec lui ! Laissez moi ! Vous êtes des monstres ! Au secours !
- Mais tait-toi ça ne va pas ou quoi ! Tu es totalement folle ma parole ! Lui lança méchamment sa mère tout en la tirant par le bras.
- Arrêtez madame ! Ordonna alors un chevalier à la méchante reine.
Il prit alors la marâtre à part lui demandant ce qu'il se passait, Louna était assise à un bureau, attendant que ça se passe, puis la femme de la forêt, habiller totalement différemment se dirigea vers elle.
- Coucou, mais tu ne serais pas la petite fille de la forêt ? Comment tu es arrivé là ?
- Ha madame Grobois, merci d'avoir fait aussi vite. L'interrompit un des soldats au bel uniforme. Suivez-moi s'il vous plaies.
- D'accord, à plus tard ma grande.
Après quelques minutes la dame revint voir Louna qui compris qu'elle était en faite la bonne fée et qu'elle travaillait à aider les enfants avec d'autre fées. Quelques chose du genre. Elle voulait savoir ce qu'il s'était passer et pourquoi elle ne voulait pas retourner chez elle. Mais quant Louna lui expliqua tout, la fée fut submergé par l'horreur de la situation et fut surprise de voir comment une petite fille de l'âge de Louna avait réussi à s’échapper en se créant un monde de compte de fée.
Son père était alcoolique, ça les services sociaux le savaient depuis longtemps, c'était la raison pour la-quelle il n'avait pas la garde de la petit tête blonde. Mais s'ils avaient sut...
La mère et le beau-père étaient pire, après les déclarations de la gosses, les forces de l'ordre furent envoyer à la demeure des Farilaré pour fouiller les lieux. Ils trouvèrent des choses effrayantes. La chambre de la petite fille était vide, il n'y avait qu'un simple lit, aucun jouet, aucune fenêtre, des excréments à divers endroit de la chambre, ils trouvèrent même du sang séché un peut partout. Leur fils était visiblement sous alimenté, comme la gamine. Et après avoir fait passer des testes médicaux à Louna, ils découvrirent de vielles trace de morsures, causé sûrement par un chien et beaucoup de fractures qui n'avaient sûrement jamais été soigné correctement.
La gentille fée contacta alors le père de la gosse qui fut surprit mais sans plus aux annonce de la police, à divers reprise il avait remarquer des blessures sur sa fille, mais étant donner qu'elle était casse cou, il pensait qu'elle s'était faite ça en tombant, puis quant il passa devant la cellule il s'arrêta net.
- Excusez moi monsieur l'agent, qu'est ce que mon père fait en prison ?
- Votre père ? C'est votre père ?
- Oui, oui. Nous n'avons plus beaucoup de contacte, mais c'est bien lui.
- C'est chez lui que nous avons retrouvé votre fille monsieur Julienn. Lui répondit alors l'agent de l'ordre tout en relâchant le vieil homme.
Louna vit alors arrivé son père, qui semblait allez mieux qu'à son habitude accompagné par Gépétto. Ils semblaient se connaître, et ça réchauffa le cœur glacé de la petite blonde. Pour la première foi de sa vie elle vit son père sourire, il semblait enfin heureux. Et après plusieurs heure passer avec les chevaliers du royaume de la méchante reine et les fées son père vint la voir avec son grand-père, le regard plein d'espoir
- Vient ma chérie, on rentre à la maison et grand-père nous accompagne.
- Gépetto ? Tu es mon grand-père ? Alors Pinocchio c'est toi ? Je suis la fille de Pinocchio !!! Hurla-t-elle, heureuse comme jamais en sautant dans les bras des deux hommes qui se regardèrent en riant.

Plus d'infos Ici


_____________________________________________


Concours n°3

Spoiler:
Cette fois ci rien de bien compliqué hormis insérer une phrase dans le texte : "Ce fut une liberté durement gagnée, mais il était le sien à la fin." et faire entre 400 et 1500 mots.

1er : @FALCO'
2eme : @Heaven
3eme :  @Myrddin
4eme :  @Zabou

Textes:
FALCO' :
« Ma douleur, c’était de t’aimer. Au quotidien. Un tambour dans mon âme. Une pluie d’acide sur mon esprit déjà rongé de haine. Mes yeux brûlaient de te voir.  Mes pensées se brouillaient. C’était un autre monde. Un monde de souffrance. Un monde où il y avait toi et moi. Et en face, le néant. »

Troublée.
Et je n’arrive plus à écrire. Mes mains tremblent. Je vois trouble, je vois trouble, je m’enfonce dans l’obscurité.
Démente.
Folle comme jamais. Mon esprit est dérangé. La pluie ne lave ni ma peine, ni mes idées noires. J’ai peur, j’ai peur, aide-moi.
Enragée.
J’ai la haine comme jamais. Tes mots ne me calment plus. Ta voix ne me rassure, ton souffle ne me tranquillise. Plus. Plus comme avant.
Besoin de morphine.
Parce que je souffre tellement. Je suis vide, vide comme le monde, vide. C’est insurmontable. Je ne suis pas faite pour ce monde.

« Avant, tu étais une drogue. Une drogue qui se diffusait dans mes veines, lentement, qui obnubilait mes pensées. J’étais en manque, tu comprends, dès que tu t’absentais. J’ai froid, si froid, maintenant que tu es parti. Mon sang se gèle dans mes artères. Je suis une statue, immobile. Reviens, prends un marteau, brise mon manteau de glace. Je t’en supplie. »

Brisée.
Os par os. Ensanglantée. Je n’ai plus d’accroches. Tu es partis, je n’ai plus de balise secours, je n’ai plus de recours.
Effrayée.
J’erre dans cet univers inconnu, cette solitude amère, mon amie, ma chère amie, toujours au rendez-vous pour me détruire.
Aveugle.
Mes yeux ne parviennent plus à voir. Je suis plongée dans le brouillard, assistée par mes derniers espoirs, des flammes qui s’éteignent les unes après les autres.
Besoin d’oxygène.
Parce que je ne parviens plus à respirer. Je me noie, noie, noie dans les recoins sombres de mon esprit.

« Tu disais qu’on se retrouverait après tout ça. Que c’était juste une épreuve à surmonter. Menteur. Où est la vérité ? Elle est loin derrière nous. Un souvenir perdu. Oublié. Détruit. Mon âme saigne, et tu n’es plus là pour panser mes blessures. Je me vide de mon sang, je suis vide, comme sont vides mes pensées, comme est creux mon cœur, comme est creuse la vie. Un trou béant. Tu étais… Ma liberté. Ce fut une liberté durement gagnée, mais elle était la mienne à la fin. Maintenant je saigne. Je saigne comme mon âme, mais le liquide poisseux de la vie est tactile. Il coule dans les veinures de mes mains, tache mes ongles et vêtements. J’ai peur. J’ai peur. J’ai peur, et je perds conscience. Je souris parce que c’est la fin. La fin de tout. Je rouvre les yeux une dernière fois. Et je te vois. Tu es là. Tu es là pour moi. C’était si simple que cela. Je suis à toi, je suis à toi pour toute l’éternité, car l’amour est une flamme qui ne s’éteint jamais. Je ne souffre plus. J’ai tout laissé derrière moi. Je suis heureuse. Heureuse. Heureuse comme je ne l’ai jamais été. Et je m’endors pour l’éternité. »


Heaven :
"Ce fut une liberté durement gagnée, mais il était le sien à la fin."

Oui il était le sien maintenant que plus rien ne se dressait en travers de leur chemin, tout comme elle était sienne maintenant, mais à quel prix ? Elle le sent dans son dos, leur clavicule se frôlant au rythme de leur respiration saccadée et bien trop intense. Ses mains se resserrent sur les poignards qu'elle tient en mains, leur garde s'incrustant presque dans ses paumes lui rappellent qu'elle est en vie, qu'ils sont en vie, ils l'ont fait. Ils ont réussi, mais à quel prix ? Elle n'ose plus bouger, elle n'ose pas regarder ses mains et encore moins ce qu'il se passe autour d'elle, pourtant elle sait qu'elle va devoir y faire face tout comme lui.

Il se redresse lentement, elle en fait de même de par ce lien que personne n'a pu briser malgré les épreuves. En un seul mouvement, ils se retournent et se font face, le bleu saphir de son regard plonge en elle, le vert émeraude de son regard plonge en lui. Communion parfaite entre ces deux êtres qui se parlent longuement sans qu'un seul mot ne soit prononcé : à quoi bon quand leurs yeux sont à même de parler pour eux ? Les mots sont vains. Un hochement de tête et ainsi à proximité, elle lui rend ses lames terrestres, tandis que lui restitue les lames célestes qui appartiennent à la femme. Saphirs dans émeraudes, ciel et terre se mêlant une nouvelle fois avant qu'ils ne détournent les yeux.

" Si vous leur survivez, vous serez libre."

Phrase qui lui revient quand son regard se pose sur le sang gouttant de ses lames, elle sait que lui aussi l'entend, cette voix venue d'un autre temps. Ses émeraudes se posent enfin sur les corps étendus autour d'eux, cinquante des leurs, étendus sans vie sur le sol de ce champs. Ils n'auraient pas du avoir la moindre chance de s'en sortir, jamais ils n'auraient pu agir ainsi et envoyer certains de leurs meilleurs soldats s'ils avaient du s'en sortir vivants.

Leur liberté au prix du sang de leurs congénères, point final, le du d'un combat qui dure depuis une centaine d'années. Liberté qui ne sera pleinement la leur que lorsqu'ils auront enterré les corps et rendu hommage à ces défunts. Une liberté si durement gagnée, celle d'être sienne autant que lui d'être sien. Libres de s'aimer au-delà même de l'espèce qui les avaient engendré, lui ange, elle lycanne, ayant déchaîné les forces célestes et terrestres qui devaient les séparer et qui n'ont fait que renforcer leur lien.

Saphirs et émeraudes, ils étaient libres d'être eux-même, libres de ne plus être qu'un.


Myrddin :
Le souffle du vent hurlait au travers des nuages. Tu emplis tes poumons, perdant ton regard face à l’immensité qui te faisait face. Il te suffisait d’un pas, tu sais. Juste un pas, et le monde n’aurait plus été qu’à toi. Une respiration sourde gonfla soudainement ta poitrine, alors qu’un bourdonnement sonore commençait à assourdir les sons autour de toi. Il n’y avait plus que toi, que ton corps si fragile enfin debout pour observer l’abîme insondable de l’univers. Il brillait. Telle une étoile fendant le ciel, il luisait. Un espoir, peut-être était-ce seulement le courage qu’il te manquait pour enfin avancer ? Un soupir las. Tu n’allais pas refaire le monde cette nuit, tu n’allais rien faire, comme toujours. Tu n’allais que te morfondre, n’est-ce pas ? Il n’avait pas été aisé de passer au travers de tout ça. Marcher au milieu des flammes n’avait jamais été l’une de tes activités préférées, et pourtant, tu t’accordais à dire que tu n’avais pas le choix. Que toutes les choses que tu avais affrontées jusque-là n’étaient rien à côté de ce que demain te réservait. Parce que le courage était une corde à laquelle il fallait s’accrocher de toutes ses forces pour ne pas glisser et se brûler l’épiderme. Parce qu’il te fallait plus de courage depuis une semaine qu’il ne t’en avait jamais fallu depuis le doux jour de ta naissance. Tordre tes genoux pour dire bonjour au morceau de pierre que tu caressais du bout des doigts n’était pas si difficile, tu sais. Se relever, cependant, était autre chose. Parce qu’il fallait dévier tes pensées de la personne qui gisait sous cette terre fraîche, et que tu te sentais coupable de t’en détourner ne serait-ce qu’un instant. Cet homme avait été tout pour toi. Il avait été ton amour, ta tendresse, il avait été les baisers déposés sur tes lèvres de bon matin, il avait été l’odeur du café brûlant dans la cuisine. Il avait été une fragrance, un sourire, une peau.

Une absence qui aujourd’hui, te manquait à t’en arracher la poitrine.

Il fut un temps, où tu fus traîné en disgrâce. Où la vie n’avait plus ressemblé qu’à un amas putride de mots et de rires. Tu te souvenais encore des doigts pointés en ta direction. Tu te souvenais clairement des insultes, de la moquerie incessante et blessante des gens que tu croisais. C’était tous les jours. Personne ne comprenait l’amour qui t’unissait à cet homme, parce que tu en étais toi-même un, à vrai dire. Personne n’avait su voir au travers, personne n’avait compris qu’avant d’être des hommes, vous étiez avant tout deux êtres humains dont les coeurs étaient entrés en résonance. Dont les mains s’étaient unies nombre de fois pour apprécier la chaleur de l’autre. Vous aviez tout combattu ensemble. L’hiver, vous l’aviez repoussé en vous serrant plus fort l’un contre l’autre. L’été, vous l’aviez passé loin du monde, à vous aimer dans un secret parfait et rassurant. Seulement la bulle avait été brisé, dès l’instant où le secret avait été révélé. Et la lame qui avait plongé dans le corps de ton aimé avait été plus fort que tous les voeux que vous aviez prononcés. Plus forte que la lourdeur d’un anneau qui, aujourd’hui, te semblait plus pesant que jamais. Mais elle était là, la beauté du crépuscule, la majesté du soleil mourant derrière l’horizon. C’était le silence. C’était le pacifisme d’une vie qui s’achevait pour ne reprendre que de plus belle le lendemain. C’était abandonner son corps à une faiblesse nouvelle mais récurrente, c’était fermer les yeux, abandonner, et s’envoler. Il y avait eu cette vie, cet être rempli de douceur qui était entré dans ton existence, et qui avait chargé ta cénesthésie d’une bonté que tu n’aurais jamais cru avoir la chance de connaître un jour.

Et voilà maintenant quatorze ans que cette douce candeur s’en était allé réchauffer la terre.

La montagne face à toi te souriait, et tu ouvris soudainement les bras, embrassant ce monde qui désormais, était le tien. Ce fut une liberté durement gagnée, mais elle était la tienne, à la fin. Tu t’étais affranchis de tes barrières, libéré des chaînes oppressantes qui retenaient tes bras dans une mélasse informe et suintante. Une inspiration profonde, grignotant ta gorge jusqu’à clore tes paupières. Il n’était plus là, il avait rejoint les étoiles, mais tu étais affranchi. Existait-il un sentiment plus beau que celui-là ? Il était désormais temps de tourner la page, de signer une fin certaine afin d’ouvrir un nouveau chapitre. Tu avais fait ton avancée en ce monde, et désormais, tu n’étais plus seul. Il y avait ta fille, un peu plus loin, qui t’appelait. C’était l’heure du dîner. Ton mari t’attendait lui aussi, mettant les assiettes sur la table. Il t’avais laissé venir, sachant que cet endroit était sacré pour toi, que ce moment-là, rien ni personne ne devait venir le gâcher. La mélancolie était un sentiment qui t’était propre, et il l’avait su, dès le début. Car lorsque vous vous étiez embrassés pour la première fois, tu lui avais alors tout raconté, dans les moindres détails. Tu lui avais dit qu’un fantôme pesait au-dessus de ta tête, que ce décès serait à jamais cette ombre au tableau qui ferait parfois embrumer tes yeux et baisser ta tête, mais que cela ne remettrait jamais en cause l’amour que tu avais pour lui. Il t’avait sourit, et tu avais su à cet instant même, celui où sa main avait touché ta joue, que tu avais le droit, de nouveau, d’être heureux.

Il était temps de dormir, petit être. Car demain serait un autre aujourd’hui. Plein de promesses, plein de mystères. Tu te relevas, quittas la tombe dont la vision s’amenuisait à mesure que tu t’éloignais. Demain. Il te fallait penser à demain.

Ce n’était qu’un jour de plus qui te rapprochait de lui.


Zabou :
Combien de temps s’était-il passé depuis qu’il était enfermé ? Il l’ignorait. Il avait arrêté de compter depuis longtemps déjà. Cet endroit… Il y faisait froid. Il y faisait noir. Il était hors du temps. Hors de l’espace. Cela lui semblait une éternité qu’il se trouvait ici. N’importe qui serait devenu fou depuis le temps. Le temps. Quel temps ? Après tout, il ne se basait que sur les maigres rations qu’on venait lui donner pour le maintenir en vie afin déterminer le temps qui s’écoulait à l’extérieur de sa résidence, soit disant temporaire. N’importe qui serait devenu fou. Mais pas lui. Lui avait gardé la seule chose qui pouvait maintenir un homme en vie, même dans la pire des situations. Il avait gardé l’espoir. L’espoir de sortir d’ici. L’espoir d’être libre un jour. L’espoir d’être libre bientôt. L’espoir que son passage en ce lieu ne soit que réellement temporaire. Dehors on l’attendait. Dehors on croyait en lui. Dehors on espérait qu’il arrive à se libérer de ses chaines. Et pourtant, en ce moment, il se mettait à douter de ses capacités. Pouvait-il réellement vaincre ? Pouvait-il réellement les rejoindre ? Les revoir une nouvelle fois ? L’espoir fait vivre. Mais il n’est pas éternel. Et la dernière lueur qui brillait chez lui commençait à s’éteindre. Non ! Il fallait qu’il lutte. Il était temps de faire quelque chose. Tout de suite. Ou sinon, s’en était terminé de lui. Une piètre fin pour un piètre homme. Mais s’il se sauvait, il ne serait plus jamais considéré comme ce pauvre et incapable humain. Il devait agir. Maintenant. Ou s’en était fini de son histoire. Il tâtait le sol. Une pierre ! Du moins, c’est ce qu’il lui semblait. Mais sera-t-elle assez grosse ? Peu importe. Il se levait et essayait de trouver la porte. Trouvée ! A présent, il s’arma de patience, attendant le moment parfais pour sortir enfin de son obscur taudis.

Combien de temps a-t-il attendu, debout dans l’ombre, avant que quelqu’un n’ouvre enfin cette porte ? Il l’ignorait. De toute manière, il n’avait pas cherché à compter. Il ne s’était concentré que sur les battements de son cœur et sur le rythme de sa respiration, qui s’accéléraient plus ou moins dès qu’il lui semblait entendre un bruit. Et à l’ouverture de la porte, qu’il entendit plus qu’il ne vit, il jeta le caillou de l’autre côté de la pièce avant d’étrangler l’homme en enserrant son cou entre ses bras. L’autre se débattait pour sa vie. Mais lui se débattait pour bien plus. Il comptait bien retrouver sa vie. Sa liberté. Son honneur. Et dès que l’homme lâcha son dernier souffle de vie, il dégagea son étreinte mortelle, heureux de sa victoire. En sueur, épuisé, il était décidé à triompher de tous ceux qui voudront l’empêcher d’atteindre son but. Et d’un pas assuré, il traversa le dédale de couloir, offrant le même sort fatal à chaque individu croisant sa route. Puis la voilà enfin. La porte qui le mènerait à la sortie. La porte qui lui offrirait la gloire. Il tâtait la poignée. Une poignée travaillée, digne des plus grands orfèvres. Il imaginait à quoi pouvait ressembler le reste de cette porte. Une porte à l’image de la poignée. Imposante. Travaillée. De celles qui n’accueillent que les Grands du monde. Grands dont il fera bientôt parti.

Il caressa une dernière fois le bois de la porte. Il avait réussi. Il s’était battu et était enfin sortit de cet enfer interminable. Ce fut une liberté durement gagnée, mais elle était sienne à la fin. De toutes ses forces, il poussa les deux battants de l’immense porte en chêne qui s’ouvrit sans difficulté. Et à peine eut-il passé le seuil, le menant dans une salle richement décorée de soie rouge et dorée, qu’une foule, elle-même richement habillée de ces mêmes couleurs, l’acclamèrent en hurlant son nom. Il avait tant rêvé de cette ovation. Enfin l’on scandait son nom comme on applaudit un héros. Enfin il était reconnu. Un homme s’approcha de lui et le pris par les épaules. « Nous attendions ton retour avec impatience. Beaucoup doutaient qu’un estropié réussisse le test. Mais d’autres étaient persuadé que tu n’en serais que plus fort. Viens donc profiter du banquet en ton honneur ! ». Un estropié… Bien sûr. S’était en partie pour ça qu’il était là. Prouver que même un aveugle est capable d’abattre tous les obstacles qui se trouvent face à lui. Alors qu’il avançait vers la grande tablée, on lui posa sur les épaules une grande cape aux couleurs du groupe. Une cape rouge et dorée. Il avait vaincu l’ombre et le silence. Il avait vaincu et mis à mort sans remord. A présent, il était enfin reconnu. Mais son périple n’était pas fini. Il aurait à triompher à bien d’autres épreuves. Car on ne fait pas si facilement parti des leurs. Et c’est seulement lorsque son initiation sera achevée qu’il sera alors considéré comme un des leurs. C’est uniquement lorsqu’il aura survécu à toutes les tâches qu’on lui imposera qu’il sera alors considéré comme l’un des plus Puissants de ce monde, l’égal d’un Dieu.

et participation en retard de @linus
Poème:
Dans une grotte humide et sombre
Vit une noble créature
Le dos couvert d'écailles azures
Dont on ignore encor le nombre

Assoupie dans son antre où l'or
S'entasse; et milles autres merveilles
Du diamant gros comme un soleil
Au plus convoité des trésors

Ses mâchoires sont deux étaux
Et ses dents longues et acérées
Pourraient engloutir tout entier
Un attelage de chevaux

Ses ailes aux pans démesurés
Massives et pourtant si gracieuses
Auraient d'ailleurs laissées envieuses
Les toiles des plus grands voiliers

Tandis que la bête endormie
Rêve d'un autre continent
Où coulent des ruisseaux d'argent
Aux rives serties de rubis

Son souffle guttural et sourd
Ébranl les murs de la caverne
Et fait vaciller les lanternes
De tous les villages alentours

Lorsque le monstre rutilant
Se retourne dans son sommeil
Une secousse sans pareille
Balaie forêts, collines et champs

Les toits des chaumières fragiles
S'effondrent sur leurs occupants
Tandis que le bétail, prudent
Quitte ces pâturages hostiles

Bientôt les hommes terrifiés
En eurent assez de ces ravages
Et rassemblèrent le voisinage
Aux pieds des montagnes escarpées

"Il faut chasser le responsable!"
Cria le héraut du village
"Mais qui trouvera le courage
D'affronter l'être abominable?"

Au milieu de la foule inquiète
Le silence se fit pesant
Aucun des pauvres paysans
N'osant se joindre à cette quête

Certains reculèrent d'un pas
D'autres contemplaient leurs chaussures
Persuadés que cette aventure
Ne les mènerait qu'au trépas

ensuite dans la foule y'a une bergère avec son bâton qui dit "wsh j'y vais moi bandes de boloss" et elle va dans la caverne, mais le dragon lui dit qu'il est trop gros pour en sortir (parce qu'il a grandit dedans) alors tout le village va dans la grotte pour tout péter et ensuite le dragon retrouve sa liberté YOLO

Plus d'infos Ici
Naütilus.
Sexe : Masculin
Date d'inscription : 03/03/2015
Messages : 6950
Voir le profil de l'utilisateurhttp://aelke-rpg.forumactif.com/
Ancien admin - 20 000 lieux sous les codes
# Re: Palmarès d'Ecriture!le Lun 23 Avr 2018 - 13:13
Palmarès des COTMs d'Ecriture

Concours n°4

Spoiler:
Pour ce concours il s'agissiat de faire un beau poème sur la haine de 100 mots.

Première place pour @"FAUCHEUSE ☠️"
Seconde place pour @Saia

Textes:
FAUCHEUSE ☠️ :
Au cœur du paragraphe, anomalie lassante
Le smiley japonais guette, les yeux en fentes,
Si par sa dérision le lecteur est charmé.
Mais le visage espiègle figuré au clavier,

S’il diffuse la joie par son aspect farceur,
Peut aussi déguiser ironie et aigreur.
Sympathie ou sarcasme ? Dites-moi lequel est-ce ?
Devant l’incertitude on est tout sauf en liesse.

Impossible pour moi de lire avec candeur
Un texte où trônerait, adoptée par l’auteur
Qui avec l’habitude oublie même qu’il l’emploie,

La frimousse douteuse qui cause mon désarroi.
C’est pourquoi avec rage, je nie son ascension :
Il n’a plus rien à faire dans une conversation.


Saia :
J'aimerais vous écrire ceci
Pour vous raconter une histoire
De ma main, j'ai écrit
Les sentiments de mon désespoir
L' amour, c'est quoi pour vous ?
N'est-il pas semblable à la haine ?
Amour, tu nous donnes tout
Haine, tu es humaine

Amour, tu nous promets
Haine, tu nous aimes.

Tu nous fais rêver
Tu nous apportes la joie
Mais en réalité, tu nous as entravées
Nous ne sommes pas humains, mais un choix.
Je t'aime, un peu, beaucoup, passionnément, a la folie
Je te hais, douteux, avec dégoût, avec abandonnement, avec ironie

Amour, tu nous promets
Haine, tu nous aimes

Amour arrête de te moquer de nous
En ce mois de Fevrier, saison d'hiver
Dis-nous bientôt adieux, jaloux
Bientôt, tu vas connaitre la misère
Je vais te faire souffrir
Avec ma copine, la haine
Tout cela avec le sourire
Car ceci est mon domaine

Amour, tu nous promets
Haine, tu nous aimes.

Finalement amour, tu es haine
Vous êtes, toutes les deux, une partie de moi
Amour disparaît
Haine, tu es mon choix
L'histoire se termine
Adieu mes amies
Je vois dit bonne nuit
Amour et ennuie ♡

Plus d'info Ici


_____________________________________________


Concours n°5

Spoiler:
Ecrire à partir d'une image : https://farm9.staticflickr.com/8566/15680928823_7cefca1808_k.jpg

1ere : @Myya
2eme : @Roxane E
3eme : @Froufy et @Eskimo.
4eme : @Zabou , @Falco' et @Chamikaze

Textes:
Myaa :
« I saw the light fade from the sky
On the wind I heard a sigh
As the snowflakes cover my fallen brothers
I will sing this last goodbye »*

Le « TU » se fera maître aujourd’hui, car seul compte les mots que j’ai pour toi.

Oh ma très chère, si seulement tu pouvais être à mes côtés. Pouvant ainsi observer le paysage idyllique s’étalant devant mon regard.

Tout n’est qu’une infinité de détails, cachant une beauté sauvage et indomptable
Le vent chatouillerait ton cou. Tu pourrais le sentir courir contre ta peau. Se jouant de tout, il t'envelopperait dans un cocon de douceur. Te murmurant une multitude de secrets.
Te transportant jusqu’au plus profond de ses pensées, Zéphyr se jouerait de toi, comme il se fait arbitre de mon destin en ce moment.
L’univers serait à tes pieds, comme il est aux miens actuellement.

Mais malgré les frissons s’emparant de ton corps, tu marcherais d’un pas lent le long de cette plage.
Le sable fin glissant entre tes orteils, recouvrant tes pieds nus d’une fine couche dorée. La sensation de douceur déferlant dans le bas de ton corps se propagerait dans tout ton être.

Riant aux éclats tu danserais de joie.
Oh que ce sourire me manque, il était si beau, si simple, si rassurant. Te transportant au-delà des étoiles, il ne faisait qu’un avec la vie.
Devant toi l’éternité, et derrière toi une montagne recouverte de vie. Plus forte que tout, la Nature avait vaincu la roche, laissant une forêt d'arbustes percer la carapace de granite.

En murmurant, tu chanterais cette mélodie qui s’est tant de fois emparée de nous.

« Over hill and under tree
Through lands where never light has shone
By silver streams that run down to the sea
Under cloud, beneath the stars
Over snow and winter's morn
I turn at last to paths that lead home... »**

Debout, face à cette énorme étendue d’eau, tu fermerais les yeux. Laissant le bruit des vagues te porter.
Si calme. Si majestueux. Si impressionnant.
Isolée de la nature humaine tu te retrouves là, si petite, insignifiante, face à la beauté du monde.
La terre prend fin à cet endroit précis, et devant toi se dévoile la Liberté.
Tu ouvrirais alors tes bras en grand, accueillant ce cadeau avec joie.

Faisant fi des convenances, tu aurais fait glisser ta robe. Pénétrant la surface bleutée si attirante. Dans une danse sensuelle tu aurais été entraînée. Nue, tu ne te soucierais guère des passants. Sans gêne tu aurais offert ton corps à cet océan bleu turquoise.
Les rayons du soleil traverseraient la surface de l’eau pour réchauffer ton épiderme.
Tes cheveux lâchés, formant comme une auréole autour de ton visage d’ange.
Te livrant entièrement à elle, tu t’abandonnerais au désir de la Nature. Au désir de sentir l’eau mordre ta chair. Au désir d’avoir ce goût salé sur les lèvres.
Puis soudain dans tes yeux sombres je me noierais.
Mais me prenant la main tu m’entraînerais hors des flots. Me désignant une sorte de grotte de forme triangulaire. Les parois de pierre, rugueuses, se rejoignaient pour former comme un toit au rivage.
La grotte est en réalité une arche, une arche façonnée par le temps. L’Arche du Temps.

« J’y suis, j’y suis !! C’est ici qu’ils ont tourné l’arrivée de la famille Pevensie à l’occasion du tournage du Prince Caspian. Je suis à Narnia, tu es à Narnia, nous sommes à Narnia ! »

Surexcitée tu me crierais dans les oreilles cette phrase que tu m’as tant répétée.
Froid. Froid est le coffre de métal où tu cachais tes maigres rêves. Squelettiques étaient-ils.
En ouvrant la boîte tu me présentais une série de cartes postales.
Toutes montraient des paysages splendides. Des paysages provenant d’un seul endroit, un seul pays.
Ton rêve était la Nouvelle-Zélande.
Après Hobbitbourg, tu serais venue ici, profiter du ciel azur et de la beauté enchanteresse de cette plage sauvage.
Cartes après cartes, tu me faisais visiter la Terre du Milieu. En faisant escale à Narnia tu me transportais aux portes des rêves.

Quel goût amer de savoir que tu ne pourras jamais me rejoindre.
Plus salées que les vagues, mes larmes ne peuvent s’empêcher de couler.
En total opposition à cette atmosphère paisible, mon cœur et mon âme se livrent une profonde bataille. L’un dévorant l’autre. Souvenirs contre raison.
L’Amour contre la Maladie. La Vie contre la Mort.

L’océan turquoise laisse alors place à l’océan d’étoiles que tu as rejoins.
Un mois que ton absence déchire mon cœur.
Un mois que j’accomplis ta dernière volonté.
Un mois que j’accomplis tes rêves.

« And, oh, where the road then takes me,
I can not tell
We came all this way
But now comes the day
To bid you farewell » ***

Une carte postale abîmée dans une main.
Un dernier regard.
Une dernière parole.
Une dernière larme.


«I bid you all a very fond farewell »****



* « The Last Goodbye» par Billy Boyd


(*) J'ai vu la lumière se dissimuler dans le ciel
Le vent m'a murmuré un soupir
Tandis que la neige recouvrait mes frères tombés
Je leur chanterai ce dernier adieu

(**) Au delà des collines et sous les arbres
Par les terres n'ayant jamais vu la lumière
Le long de flux argentés ruisselants vers la mer
A ces souvenirs je m'accrocherai
Avec ta grâce je m'en irai
Pour rejoindre enfin ce chemin qui mène à la maison

(***) Et, oh, cette route me porte enfin,
Je ne peux l'exprimer
Nous avons fais tout ce chemin
Mais le jour est arrivé
De vous dire adieu

(****) Je vous exprime à tous un très sincère adieu


Roxane E :
Les yeux perdus dans le vague, tu ressasses les dernières heures, les derniers jours, les dernières années. Chaque vague caressant tes pieds nus te ramène à lui. Lui qui n’a pas su te retenir. Non, pas vraiment. Lui qui t’a fait fuir, plutôt. Loin, si loin.
Tu l’aimais pourtant.
Tu aurais pu tout quitter pour lui, c’est ce que tu lui répétais, lorsqu’il te regardait droit dans les yeux, et que tu plongeais dans l’infini de ses yeux si bleus. Des yeux d’une clarté que son âme n’avait pas. Tu aurais pu tout quitter pour lui. C’est finalement ce que tu as fait, d’ailleurs. Tout quitter. Partir. Mais pas pour lui. Partir est la première chose que tu aies faite pour toi depuis longtemps. Depuis bien trop longtemps.

Oh il t’a vendu du rêve, au début. De doux rêves d’un amour pur, unique. Un amour comme on en lit dans les livres, comme on en voit dans les films. Puis il a brisé les tiens. Subrepticement. Sournoisement. Sans même que tu ne t’en rendes comptes. Tu n’étais plus que l’ombre de toi-même. Plus qu’une ombre collée à lui. Incapable de t’en détacher. Incapable d’imaginer le faire. Doucement il t’a isolée. Doucement il t’a détachée de ceux qui comptaient pour toi, et il t’a attachée à lui. Plus personne ne te reconnaissait, pas même toi. Tu n’avais plus rien de la jeune femme forte et indépendante qu’il avait croisée lors de cette soirée où vous vous étiez vus pour la première fois. Petit à petit, ses réflexions ont eu raison de ta confiance en toi. Tu n’étais pas jolie. Pas intelligente. Tu étais faible. Tu avais besoin de lui. Tu as fini par y croire.

Et puis il y a eu les coups. Les excuses. Les plus jamais. Toi qui t’étais dit que ça n’arrivait qu’aux autres, tu n’as pas voulu le croire. Qu’aujourd’hui cet autre c’était toi. Tu t’es dit que ça n’avait rien à voir. Tu as éloigné ces mots de ton esprit. Femme battue. Violences conjugales. Ces mots, ce n’était pas toi, ce n’était pas vous. Non là c’était différent. Un accident, qui ne se reproduirait plus. Il t’aimait. Et c’était ta faute après tout. Si seulement tu n’avais pas été aussi nulle. Si tu savais comment le rendre heureux. Tu t’es enfermée dans un cocon pour ne pas sombrer face à la vérité. Et il n’y avait plus personne autour de toi pour te tirer par le bras et te sortir de cette situation où tu te noyais.

Tes yeux se perdent dans les vagues. Le fracas des rouleaux qui se brisent ramène parfois à la surface un morceau de bois, le déposant délicatement sur le rivage, avant de repartir vers le large. Ce bout de bois, c’est un peu toi, aujourd’hui. Perdue sur une plage que tu ne connais pas. Dans un pays que tu ne connais pas. A l’autre bout du monde. Brisée par le temps, par les coups. Un enfant court vers les vagues, ramassant le bout de bois tout en regardant avec méfiance la prochaine vague qui s’approche, menaçant d’emporter à nouveau son bien dans un tourbillon d’écume. Tu l’observes, les pieds plantés dans le sable brûlant, s’élancer vers le sable blanc, un peu plus haut. A l’ombre d’un palmier il a construit un petit château, sur lequel il plante le bâton, un sourire aux lèvres.

Tes yeux se perdent dans les larmes. Tu es seule. Tellement seule. Mais il n’est pas là. Et tu es libre. Libre de tout recommencer. Les larmes roulent le long de tes joues, brisant le tableau si parfait de cet endroit de rêve. Les touristes détournent le regard, t’en voudraient presque de ne pas partager leur euphorie. Tes lèvres qui n’ont pas prononcé un seul mot depuis que tu es montée dans cet avion s’entrouvrent, et un murmure se fraye un chemin.

« Je t’oublierai. »



Froufy :
Le monde est vaste. Pourtant, sur une plage de Chypre, on trouve une étonnante construction… Sous l’eau. Sous un petit pont de roche, pour être précis. Avouons-le, c’est très bien caché… Non ? On voit seulement le haut du bâtiment, camouflé en roche couverte de moules. En vérité, personne ne sait que cet endroit existe. Personne ? Si. Nous avons quatre scientifiques. Quatre filles. Ne dites pas qu’elles sont horribles de faire ça, c’est pour la science. Alors, voilà l’histoire de ce qui se passe sous l’eau, à l’abri des regards…

Tu regardes l’heure sur le cadran de ton réveille. Il est cinq heures cinquante-six du matin. Dans quatre minutes, le réveille sonnera avec un Tut Tut Tut sonore. Tu te lèves, et commence à t’habiller. Trois minutes. Tu attends en fixant ta cabine extra moderne que tu as toi-même conçu. Une minute. Tu attends encore, prête à le désactiver… TUT ! TUT ! Claque. Le réveille ne sonne plus. Tu finis en vitesse de t’habiller. Tu pars de ta chambre. Les autres portes s’ouvrent, voilà que sortent tes trois meilleures amies avec qui tu as menés ce projet. Iris te fait une rapide bise avant de boire son café. Peline sort à son tour, te fais un signe, puis part vers la sortie. La dernière ne sort pas, et tu penses qu’elle viendra après. Tu rejoins la salle de contrôle en compagnie d’Iris. Le journal arrive par une petite boite. Il est un peu mouillé, tu penses. Personne ne sait que tu es là. Tu lis encore dans le journal : « Quatre scientifiques toujours en recherche. » Tu soupirs. Personne ne pense à chercher sous l’eau. Tu regardes rapidement le tableau de bord. Les boutons s’allument. Tu sais donc que l’un deux est réveillé. Tu appuies sur le troisième bouton. Aussitôt, un arbre fruitier apparait devant le réveillé. Tu regardes depuis ta vitre teinté. Le paysage est exactement le même que celui juste au-dessus de ta tête. La plage, le pont de pierre, la mer… Tout s’est passé ici. Tu regardes l’homme prendre un fruit. Ton téléphone émet un bruit sonore. Réunion 1h. C’est Peline. Tu détaches ton regard de l’homme et part vers la sortie. Tu décides d’aller directement dans la salle de Réunion. Tu arrives donc dans la grande salle. Tu t’assois sur un fauteuil. Emilie arrive peu après. Les deux autres ne tardent pas.
« -Bonjour à toutes. Dis Peline en s’asseyant. Je vous aie rassemblé pour parler de ce projet que nous menons depuis déjà trois mois et demi. Je vous rappelle que le projet consiste à savoir comment se débrouille des hommes préhistoriques que nous avons décongelés puis ranimer. Le but, c’est de savoir comment ils se débrouillaient, et, surtout, comment ils ont trouvés le feu… Le peuple que nous avons là ne connait rien à la technologie. Ils pensent être seuls et savent à peine parler.
-Pourquoi tu nous raconte ça ? La questionna Emilie. On le sait déjà !
-C’est ce que je vais laisser comme trace de nous si il arrive une incident. Répondit calmement Peline.
-Un incident ? Demanda Iris, mais Peline ne répondit rien. »
Tu te demandes aussi ce que peut-être cet incident, mais Peline ne semble pas apte à répondre. Tu finis par hocher la tête, en signe de compréhension.
«-L’individu 1 est en bonne santé. Le 2, 3, 4 aussi, et nous gardons un œil sur le 5.
-Les 1, 2 sont des adultes et 3 un adolescent. 4 et 5 sont des enfants… Pourquoi veux-tu garder un œil sur 5 ? Demande Emilie.
-C’est un bébé. Lui rappela Peline.
- On ne pourrait pas leurs donner des noms ? Parce que Individu 1 ce n’est pas terrible.
-Oui, approuva Emilie. Pourquoi pas Fao pour le bébé ? Cambi pour l’enfant ! Maya pour l’adolescente et … Gaea pour la femme.
-Et pour l’homme, Tigou. Fini Iris.
-Si vous voulez. Marmonna Peline comme si ça lui était égal. On peut continuer ?
-Oui, oui. Alors ? Du neuf ? »
Tu leurs lance le journal que tu avais gardé sur toi : « Quatre scientifiques toujours en recherche. » Un silence de mort s’installe. Tu sais que c’est vous qu’ils recherchent.
« -Bon… Et si on allait voir nos Individus ? Proposa Iris pour briser le silence. »
Tu te lèves. Vous partez ensemble vers la vitre. On voit les petites maisonnettes que les Individus ont construites sur la belle plage. Tout ce passe sur cette plage de sable, cette eau claire, ces rochers… Tu actives un bouton qui alimente la source d’eau. Tigou l’homme sort de la maison en terre et boit de l’eau. Tu te détourne et retourne travailler. Tu t’installes sur ton bureau. Des calculs, des feuilles, des dossiers y sont posés. Tu es fatiguée, mais tu continues sans te lasser. BIP ! Un journal vient d’arriver. Il n’y a rien de nouveau dedans, à part un article sur le chien de la présidente retrouvé. Tu finis vite. Il est déjà midi et demi, et tu pars rejoindre tes amies pour manger. Enfin, vous vous posez sur un siège en velours gris et vous commencez à manger. Le silence est rompu par quelques blagues d’Emilie, mais chacune de vous est absorbée par son travail. Tu repars enfin. Le temps passe. Tu vas voir les Individus. Tout à l’air de bien se passer. L’un deux vient de gouter une pêche. Tu le regarde. Il goute lentement… Alors mes ancêtres ont fait ça ? Tu te demandes. Soudain, l’Individus –Gaea – gobe le noyau. Tu l’as vois tomber à terre. Vous aviez prévu cette possibilité, et aussitôt, tu appuies sur un bouton gris et rouge. Un robot donne un coup dans le ventre de la femme qui crache le noyau – et aussi le reste de son diner – tu es rassurée de voir qu’elle va bien. Tu attends que Peline arrive pour son tour de garde, puis tu pars te coucher.

Il est cinq heure pile. Tu te lèves car tu sais que tu ne pourras pas te rendormir. Tu attends patiemment en travaillant. La plage de sable est plongée dans le noir. Tu vas dans la pièce où est marquée « plage artificielle ». Tu regardes l’eau. Après quelques secondes, tu décides de te baigner. Tu restes dix minutes, puis tu pars prendre une douche. Enfin, tu retrouves tes amies. Encore une fois il manque Emilie. Vous allez manger en parlant joyeusement. Soudain,
« -Merde ! Crie Emilie en arrivant comme une folle. On est fichue ! Merde !
-Quoi ? Demande Peline affolée.
-Ecoutez ça : ON AURAIT RETROUVE LES SCIENTIFIQUES DISPARUES : Mélia Ratcher, une scientifique confirmée travaillant au CHAT (Centre Historique Astronomique Territoriale), aurais découvert où se trouves les scientifiques disparues. Elles se cacheraient (ou serait cachées) sous l’eau d’une belle plage de Chypre fermée au publique. Les spécialistes arriveront en début d’après-midi. D’après nos sources, elles ne reçoivent pas le journal. Ect…
-Quelle plaie cette Mélia Ratcher ! Elle nous embêtait déjà avant.
-Ils savent où on est ! Grogna Iris, mécontente.
-Oui… Murmura Peline. »
Pendant quelques instants, il ne se passa rien, puis Emilie déclara qu’il faudrait partir très bientôt. Chacune partie dans sa chambre le plus vite possible et tu prends te affaires le plus vite possible. Mais tu sais que c’est inutile. Chacune amène sa valise. Iris finit par dire :
«-C’est inutile. »
Incapable de dire un mot, tu prends un papier et tu notes :
« Je vais servir d’appât. Je vais leur faire comprendre que vous avez disparut. Utilisez le sous-marin, emmenez-les. Tous. L’Etat et la Présidente était contre ce projet. Je me débrouillerais pour vous retrouver. De toute façon, que peuvent-ils tirer… de moi ? Si ils ne trouvent personne pour faire croire que vous êtes mortes, ils vous chercheront à jamais. »
Elles se regardent. Tu leur fait signe. Emilie pousse un gémissement mais elle te suit lorsque vous entrez dans la salle du sous-marin. Les au revoir sont longs et tu finis par pousser Peline dans la cabine. Tu empêches les larmes de couler, et tu vas t’assoir dans le salon. Ils ne vont pas tarder. Enfin, un bruit de ferraille se fait entendre. Tu vois la porte s’ouvrir. D’autres visages apparaissent. Tu n’es pas surprise. Des hommes entrent. Tu regardes autour de toi. Les hommes et femmes t’entourent et te demande si ça va. Tu as fait bruler le papier qui était destiné aux filles. Les spécialistes t’emmènent. Tu vas subir un interrogatoire. Tu mentiras. Mais que pourras faire le détecteur de mensonge ? Il sonde la voix. Et toi, tu n’as pas de voix. Depuis la naissance, tu es à jamais muette. Et cela te permettra de ne jamais trahir tes amies, ton projet, ta vie…


Eskimo. :

L’orage gronde si fort qu’il en est à se demander si l’univers entier n’est pas entrain de se déchirer. En tout cas, le tien l’est. Le torrent de pluie, la foudre s’abattant autour de toi, Zeus martelant le monde de son courroux, tout ça n’est rien comparé à la douleur qui te serre la poitrine, qui t’étouffe, qui t’écrase tout entier. Le vent te fouette le visage, tes cheveux ne sont plus qu’un amas de nœuds, tes vêtements ne font plus qu’un avec ta peau trempée, et pourtant tu continues d’avancer. Tu luttes pour mettre un pied devant l’autre. Tous tes muscles se serrent pour ne pas te lâcher. Cela fait maintenant des heures – ou bien ne serait-ce que d’effroyables secondes ? – que tu marches à en perdre haleine. Et puis soudainement, tu y es. Tu es devant cette arche de pierre. Il y a quelques années en arrière, tu voyais cette arche comme la porte d’un éden caché aux yeux de tous. C’était ton éden, ton endroit caché, votre endroit caché. Vous y passiez le plus clair de votre temps, dès que vous aviez un temps de libre. Même si ce n’était que quelques heures, vous aviez l’impression que c’était des années. Il faisait toujours beau, d’habitude. En général, quand vous y veniez, il n’y avait que quelques nuages à l’horizon. Vous pouviez y voir le pied de la falaise, un rocher au loin, et surtout, vous pouviez sentir l’eau vous chatouiller les orteils. Tout sentait bon, tout était beau, tout était merveilleux. Mais là tout de suite, tu n’as qu’une envie, c’est de fuir. Malgré tout, tu te forces. Tu te forces à regarder. Tu te forces à te souvenir. L’eau te fouette les jambes, l’air te lacère le visage, l’orage brouille les sens. Devant toi, c’est le déluge. Tu ne vois même pas la falaise à cause de la pluie. Les vagues se déchirent. Le ciel est noir. Tu t’arrêtes quelques instants pour admirer les portes de ton éden se transformer en portes de l’Enfer. Tu fermes les yeux pendant de longues minutes, comme pour oublier, pour t’immiscer de nouveau dans tes souvenirs, pour les rendre réels, pour espérer ressentir à nouveau les plaisirs de l’époque. Tu essaies de te souvenir de son visage, de ses yeux émeraudes, de ses cheveux de feu. Tu aurais presque l’impression de sentir la douceur de sa peau contre ta main, d’entendre son rire effacer toutes les mauvaises passes, de l’admirer courir au loin, infatigable. Et pourtant, petit à petit, tu sens que des détails t’échappent. Tu sens les souvenirs s’envoler. Tu essaies si fort de te rappeler, si fort de t’accrocher à ces scènes … mais tu ne peux échapper au sortilège qui t’a fait courir jusqu’ici. Vous saviez les conséquences de vos actes. Vous saviez qu’en vous voyant en cachette, vous risquiez le pire des châtiments. Et pourtant, vous n’aviez pu vous retenir. C’était votre jardin secret, votre éden… Et voilà que tu commençais à oublier à quoi il ressemblait en plein jour. De nouveau, tu reprends ta marche. Tu braves les vents et marées. Tu luttes. Chaque pas est une douleur de plus. Pourquoi fais-tu ça ? Où vas-tu ? Tu essaies de t’en souvenir, mais tu oublies, tu oublies tout. Tu en oublies même les dangers. Les dangers de ce lieu dans lequel vous vous amusiez tant. Mais tu continues d’avancer, comme si ton corps se rappelait à ta place. Petit à petit, tu oublies son nom. Puis son visage. Quel était la couleur de ses yeux ? Et de ses cheveux ? Tu continues d’avancer dans le déluge, le déluge qui refait le monde. L’eau commence à t’arriver aux genoux. Les vagues te poussent, t’attirent, te repoussent. Tu tombes, te relèves et continues. Tu commences à oublier jusqu’à ton nom quand soudain, tu l’aperçois. L’entrée de la grotte. La grotte où tout a commencé et où tout a fini. Soudainement, tu te souviens du vert de ses yeux, du feu de ses cheveux. Tu avances, revigorée par tes souvenirs qui s’accrochent, par une adrénaline nouvelle, par l’envie de te battre. Tu deviens aveugle de tout, car obnubilée par cette entrée. Tu as oublié les pièges pour arriver jusqu’ici. Tu finis par sentir ta cheville se dérober. Tu ne t’en rends pas compte tout de suite. D’abord, tu perds l’équilibre. Ton corps commence à te trahir. Tu sens l’eau salée se glisser sur ta poitrine, sur tes épaules. Les vagues t’attirent une bonne fois pour toute. Tu commences à avoir du mal à respirer. Tu te bats pour atteindre la surface, mais tu es prise dans les tourbillons de la tempête. Des flashs de souvenirs s’agrippent malgré tout. Tu revois ton coin de paradis, éclairé par la lumière plaisante de l’été qui commence. Tes jambes essaient de lutter, mais elles sont lasses, lasses de se battre pour une cause perdue. Tu commences à perdre ton souffle. L’eau se faufile dans ta bouche, dans tes narines. Petit-à-petit, tu ne sais plus ce que tu fais là. Est-ce le début, ou bien la fin de ta vie ? A quoi ressembles-tu ? Qui es-tu ? Pourquoi respirer fait si mal ? Tu te souviens d’un feu, d’un vert… mais tu en as perdu la signification. L’eau te pique les yeux, alors tu les fermes. Tu commences à oublier tout ce qui t’a mené ici. Tu glisses lentement dans les bras de Morphée. Ou bien est-ce ceux de Thanatos ? Lentement, tu te laisses tomber, tomber dans les abysses de la mer. Tout devient calme. Tout devient paisible. Tu ne sais plus qui tu es. Tu ne sais plus ce qui t’a mené ici. Tu ne sais même pas où tu es. Mais pour la première fois, ton cœur semble se reposer. Tu n’as plus mal. Tu n’as plus mal nulle part. Est-ce ça, la quiétude ?


Zabou :
Cela faisait un moment déjà que tu te tenais sur cette plage. Tu étais arrivé tôt pour voir le soleil se lever. Depuis, la journée était bien entamée. Mais tu restais là, à contempler l'horizon lointain, à observer la lente course de ce soleil de juin. Tu aimais cette grève pour le calme qui y régnait. Tu pouvais ainsi profiter du cri des goélands qui semblait s'indigner de ta présence en ce lieu. Tu pouvais profiter de la berceuse que chantaient les vagues à chaque fois qu'elle venait s'échouer sur la plage dans une traînée d'écume. Chaque son que la nature émettait, chaque mouvement qu'elle faisait était un appel à la méditation. Un appel auquel tu ne pouvais résister. Et tu y aurais succombé si « ça » n'était pas arrivé. Tu pouvais le voir au large. Si loin, et pourtant si visible. Que faisait-il là ? Il n'en n'avait pas le droit. On aurait dû l'interdire de venir ici. Cette chose était en train de polluer ce calme que tu chérissais tant. Cette chose était en train de polluer cette nature que tu aimais tant. Elle allait tout anéantir. Tu voulais faire quelque chose. Mais ta volonté s'arrêtait là. Car que pouvais-tu faire face à un monstre pareil ? Tu savais que derrière lui il n'y avait déjà plus rien... Et tu savais qu'il reviendrait pour détruire le reste de cette nature si belle et majestueuse. Tes yeux s'emplirent de larmes à cette horrible pensée. Bientôt ces rives si belles ne seront qu'un tas d'ordure. Bientôt ces eaux si riches ne seront qu'un immense désert. Un désert de cadavres que cet ogre de métal aura rejeté car il n'en aura pas voulu. A penser toujours plus à ce futur désastreux, tu t'effondres sur le sable doré. Tu peux sentir le zéphyr sur ton visage sécher tes larmes. Tu respires cet air pur en te disant que ce sera sûrement la dernière fois que tu verras ce paysage ainsi. Car rien ne pouvait arrêter ces choses. Ils avaient déjà anéantis une de ces plages sur lesquels tu venais parfois te reposer, te baigner, plonger. La seule chose que tu faisais à présent sur cette plage autrefois paradisiaque, c'était ramasser les déchets qu'ils laissaient derrière eux. Rien ni personne ne pouvaient arrêter ces choses. Tout en te relevant, tu poses un dernier regard sur le monstre de métal avec des yeux emplis de haine. Pour essayer d'oublier cette terrible image tu fermes les yeux et à nouveau tu prends une grande bouffée d'air. Puis, doucement, tu expires en pensant à demain. Une dernière fois tu écoutes les vagues s'écraser avec douceur sur les rochers et les Mouettes rires de ton attitude. Enfin tu te décides à tourner les talons et quitter cette grève condamnée.



FALCO' :
Tu sais, j'ai vu les cendres voler tout là-haut.
J'ai vu la fin venir. Les nuages se sont métamorphosés; le ciel s'est décomposé; dans les yeux des gens qui hurlaient à la mort, la terreur jouait son grand théâtre. Tout le monde y était convié. Tout l'univers. Et le sang se mêlait à nos larmes comme une ultime supplication, un appel, une fusée lancée vers le ciel, un foutu s . o . s. Je t'ai regardé une dernière fois, et soudainement, il y a eu un silence. Un apaisement. Et un flot de souvenirs a dérivé, s'est écoulé comme une rivière entre nos deux visages. J'ai ris pour la dernière fois.
Durant cette seconde d'éternité, tout est arrivé.
De notre naissance à notre fin, de l'apogée de notre vie, de nos réussites, de nos échecs, de nos torts, de nos mensonges, de nos vérités.

" - Te rappelles-tu ? t'ont demandé mes yeux.
- Je me souviens, je me souviens, et je m'en souviendrai dans le néant de la fin !"

Tu étais là, assis sous cette arche, et je t'observais avec jalousie. Jalousie de ton bonheur, de ta beauté. Jalousie de toute ta grâce, de tes gestes légers. En fait, ce serait ce que les gens d'aujourd'hui appelle Amour. L'Amour avec un grand A, celui qui t'envahit, qui prend racine dans ton coeur, dans ton âme, qui prend possession de ton esprit et des tes pensées, qui te pénètre jusqu'à la moelle, qui a le pouvoir terrifiant mais magnifique de t'anéantir, de t'embellir, de te décomposer, de te reconstruire. De faire de ta vie un merveilleux rêve ou un splendide cauchemar. Celui que tu peux effleurer du bout des doigts sans jamais réellement le connaître. L'Amour, cette Jalousie si prenante, si pesante, pesante comme le poids de nos erreurs.
La mer s'agitait calmement, elle-même amoureuse de la Terre. Le soleil caressait nos peaux, et le vent nous murmurait des promesses à l'oreille. Tu chantais, je me souviens. Ta voix ensorcelante s'envolait jusqu'à l'infini, et elle dansait, diable qu'elle dansait bien, avec cet amas de chair et de plumes nommés oiseaux.
Ton regard parcourait l'horizon que l'astre diurne enveloppait de ses rayons chauds et célestes. Et j'avais compris, tu sais, j'avais compris que ton âme avait déjà commencé à s'égarer, malgré tes sourires, malgré tes dires envoûtants et joyeux, malgré toutes ces paroles rassurantes.

"- Je me rappelle, je me rappelle, tu te rappelles, tu te rappelles, et nos souvenirs se mêlent pour ne former qu'une éternité instable mais magnifique."

Aujourd'hui, tu regardes la monde de haut. Tu as succombé aux flammes et au sang, tout comme moi. Et je ne crois pas au Paradis.Tu sais, je ne crois qu'en l'Enfer, et il est sur Terre.



Chamikaze :
Il faisait plutôt… froid. Non, plutôt frais. Ou alors, c’était de l’humidité ? Bah, peu importe, cela n’a aucune importance. Tu ouvres doucement et précautionneusement tes yeux, chatouillés par les timides rayons du soleil. Tu restes un moment sans bouger, laissant l’eau venir caresser tes pieds, tes émeraudes essayant de trouver un quelconque élément familier ; hélas, tu ne reconnaissais pas l’endroit où tu pouvais être. La seule chose que tu savais, c’était que tu avais du sable et des cheveux dans la bouche, ce qui était tout sauf agréable. Tu te relèves, non sans mal, sentant quelque chose te tirer douloureusement. Tu te mets sur tes genoux et commences à enlever tant bien que mal le sable collé sur ton corps trempé, d’abord dans la bouche, puis sur le visage. En t’occupant de celui sur tes bras, tu découvres que ceux-ci sont entaillés. Des griffures ? Des coups de couteaux ? Un peu de tout ? Tu ne saurais le dire, et le reste de ton corps a subi le même traitement, et ta robe bleutée trempée, déchirée et tombant en lambeaux n’était maintenant que le vestige d’une époque, un vestige te couvrant suffisamment pour cacher ta poitrine et ton jardin intime mais devinant quand même un corps maigre et peut-être affaibli.

Tu regardes autour de toi, peu rassurée. Tu étais entourée de roche au-dessus de ta tête et de sable sous tes jambes. Le plafond te semblait haut, très haut, tu avais l’impression qu’il pouvait te tomber sur la tête à tout moment. L’eau, calme et bienveillante, allait et venait sur les grains sablonneux, contournant de très près les obstacles qu’elle pouvait croiser, comme cherchant à les emprisonner dans son étreinte froide et mouillée. La lumière rentrait par la large entrée de la grotte, et tu pouvais apercevoir un petit passage entre l’eau et la roche, pour peu que l’on ne soit pas du genre à ne pas vouloir tremper un pied dans l’eau.

Tu essaie tant bien que mal de décoller le sable de tes longs cheveux bruns, complètements trempés eux aussi et collés à ton corps, à ton visage. Seulement… Où étais-tu ? Tu ne te souvenais pas être arrivée ici, avant…

Avant… Qu’étais-ce, « avant » ?

Que s’était-il passé ? Que t’était-il arrivé ? Pourquoi tu étais dans cet état ? D’où venais tous ces bleus, ces entailles ? Cette forte douleur au thorax… T’étais-tu cassé quelque chose ? Comment cela était arrivé ? Pourquoi… comment… ?

Qui étais-tu ?

Tu ne savais plus, tu avais tout oublié, tu ne savais même pas pourquoi tu te retrouvais ici, seule, attendant… attendant quoi ? Le déluge, probablement. Peut-être qu’en fouillant un peu l’endroit, tu trouverais quelque chose ? Tu essaie de te relever, mes tes jambes ne sont pas de cet avis. Au bout de plusieurs tentatives, tu parviens enfin à te mettre sur tes faibles jambes tremblantes, mais tu manques de tomber au premier pas. Tu t’appuies donc sur la paroi de roche et avance, tes délicates et fragiles brindilles te servant de jambes semblant sur le point de céder à tout moment. Tu marches donc, appuyée contre la paroi. Tu marches, lentement, la peur, le doute et l’incompréhension t’envahissant.

Au bout de ce qui te semblait être une éternité, tu arrives enfin à la limite de la petite grotte, non sans avoir mis les pieds dans l’eau. Sans que tu ne saches l’expliquer, tu affectionnais particulièrement ce contact glacé mais pourtant si rassurant. Presque instinctivement, tu continues ta route en restant les pieds dans l’eau, quittant la solide et fiable roche, efficace bien que contraignante béquille en l’absence de bâton solide. Tu étais fatiguée, mais tu te forçais à continuer. Tu t’arrêtes un moment, le temps de remettre quelques mèches de cheveux rebelles derrière l’oreille, te reposes quelques secondes avant de recommencer ta marche, plus lentement, car chaque pas commençait à te faire souffrir ; à chaque pas, cette douleur sourde et incessante se rependait et se répétait, encore et encore. Tu finis par tomber à genoux, tes jambes ne voulant plus continuer. Tu sens la douce caresse de l’eau sur tes fines jambes. Tu portes ton regard sur l’horizon, sur cette infinie étendue bleue s’étirant de long en large, ne semblant pas avoir de fin. Tu fais un petit sourire qui pourrait sembler triste. Un vague souvenir te remonte, tu revois ce qui semblait être une famille de trois personnes dans ce même lieu, s'amusant inconsciemment. Une petite fille, eau jusqu'à mi-cuisses, semble vouloir attraper quelque chose dans l'eau, peut-être des cailloux ou même des poissons s'y trouvant. Elle rapporte certaines de ses trouvailles à des adultes qui semblent être des parents, eux aussi très impliqués dans les activités de la petite fille. Tu revois aussi des esquisses de châteaux de sable, certains à moitié dévorés par la mer. Tu te souviens aussi d'une joie, d'un bonheur semblant inaccessible, de l'odeur de la mer, du contact du sable sur tes mains, celui de l'eau sur tes jambes.

Tu sens tes yeux se mouiller à cette pensée. Tu étais déjà venue à cet endroit... Mais quand ? Tu ne savais pas, mais ce souvenir te mettait du baume au cœur. Tu t'assieds sur le sable et regardes pensivement l'eau aller et venir sur tes jambes, ce qui te soulage. Finalement, peut-être n'étais-ce pas plus mal, dans le coin... Néanmoins, au fond de toi, tu avais envie de découvrir ce que pouvait signifier ce lieu pour toi ; tu voulais découvrir le sens de ce souvenir, cette trace d'un passé enterré au fin fond de ton esprit.

Mais tu ne désespérais pas ; peut-être, un jour, tu sauras à quoi il correspond. Peut-être retrouveras-tu les adultes qui ont l'air si bienveillants ? En attendant, tu te contentes de porter ton regard à l'horizon, horizon qui ne faisait que regarder les événements, simple spectateur de tout ce qui pouvait bien se passer en ce bas-monde.

Plus d'info Ici


_____________________________________________


Concours n°6

Spoiler:
Ecrire un résumé de notre roman ainsi que sa phrase d'accroche.
Contraintes:
- Un résumé comprit entre 150 et 300 mots
- Le résumé doit être clair et concis, et donner envie de lire le roman entier
- La phrase d'accroche, c'est juste 1 phrase, unique. Elle peut être courte, longue, peu importe. Mais ce sont les premiers mots que le lecteur lira en ouvrant votre roman.

1ere : @Bora.
2eme : @Clyde Ale et @Nishiki
3eme : @Eden Memories

Textes:
Bora. :
Alicia est la mère au foyer la plus heureuse du monde. Elle a une jolie maison, avec un mari tendre et des enfants plus que polies. Max son aîné est sa fierté, non seulement il a été accepté dans l'un des meilleurs lycées mais il est en plus premier de l'examen. Toujours souriant, toujours aimable, aimant, rare sont les gens ne l'appréciant pas. Vous me direz, mais alors pourquoi ce bouquin est-il rangé dans drame ? Alicia commence à voir des choses qu'elle ne devrait pas. Max rentrant tard le soir, des vêtements avec des petites tâches de sang, des mensonges par-ci par-là, un comportement étrange, mais surtout et avant tout la bague de Chloé Mailler, disparue il y a de cela 3 mois et qu'elle a retrouvé dans le lit de son propre fils. Que se passe-t-il ? Que fais Max et pourquoi la bague de Chloé était-elle ici ? Alicia commence alors une quête de vérité, vers où va-t-elle l'amené, arrivera-t-elle jusqu'au bout de celle-ci ? Son fils est-il un meurtrier ? Et vous que feriez-vous ?



J'ai crié, mais personne ne m'a entendue.



Clyde Ale :
Luë a disparu comme un papillon de nuit. La jolie Luë aux rires fragiles et aux regards glaçants. Elle laisse derrière elle des avis de recherches placardés aux casiers de l'école, des chuchotements et une absence indéfectible.
Dans ce tumulte de papier et de souvenirs, Tobias rêve à des membres brisés, à des charniers superbes, marchant sur les traces d'une sœur disparue et s'enrageant de son absence.

Dans les couloirs, au cœur du bruit, gravitent Elliot le joli cœur, Miguel l'imbécile heureux, Johan le gosse de riches et Poppy, nouvelle aux yeux ardents aussi énigmatique que silencieuse. Ils n'ont pour point commun que de fréquenter le même établissement scolaire mais, entraînés peu à peu par la quête de vérité de Tobias, verront leur vie être bouleversées, la barrière de leurs propres jugements se briser pour dévoiler au grand jour une fragilité palpitante.
A chercher des réponses, on ne découvre que davantage de questions. Ce n'est qu'au rythme de leurs propres fracassements qu'ils entrent dans la danse, à leurs risques et périls qu'ils se heurtent, s'aiment, grandissent, dans l'ombre d'une Luë absente, entre cigarettes et blessures. Jusqu'au point de non-retour.



C’était un de ces étés cuisant à la moiteur lourde, de celle qui vous pesait au corps, lestée de poids transpirants.



Nishiki :
Dans ce livre vous allez découvrir la vie de cette jeune enfant de trois ans. Une vie racontée de tel façon qu'aucune autres confession ou journal intime pourrait le faire. Ici c'est cette jeune fille qui nous dicte la vie, sa vie qui se consume à petit feu tandis qu'elle n'en est pas consciente. Une vie qui aurait pourtant pu être paisible mais qui se vit menacée par de nombreuses tornades et autres cyclones durant toute son adolescence. Une vie bien plus que mouvementée, pourtant la joie de vivre et la force de caractère de cette enfant vous étonnera tout autant que moi. Il n'y a pourtant pas de morale ou de leçon à tirer de cette histoire si ce n'est de simplement croire en soi et en ses rêves comme nous le fait comprendre Léa.
Léa, fille d'un père ancien militaire et d'une mère secrétaire de mairie, vous livre son histoire. Aurez-vous le courage de la lire jusqu'au bout ?



Sa vie venait de s’évanouir devant ses yeux gris pourtant, elle n'avait que 3 ans.



Eden Memories:
Paris, de nos jours, une vidéo circule sur internet montrant un soit-disant vampire prendre feu. Est-ce la réalité ? Et si je vous disais que oui, qu'ils sont parmi nous, et qu'ils sont pas spécialement enchanté de passer au vingt heure ? Et si je vous disait qu'ils ne se terrent pas dans des caves humides mais vivent luxueusement, manipulant dans l'ombre nos esprits si rationnels, se gaussant de notre prétendue innocence.
Vous imaginez sans doute à présent des monstres, pourtant, ils ne sont pas si différents que nous. Egocentrique, ne songeant qu'à protéger les leurs, capables de tomber amoureux mais aussi de trahir, et de punir. C'est vrai qu'ils font couler le sang mais nous avons bien brûler leur chair durant l'Inferno, l'an de feu, l'Inquisition. Au fond, ce qu'ils craignent, c'est une nouvelle inquisition. A leur place, j'aurais peur également. Ne les jugez pas trop vite, nous aussi sommes capables de faire couler le sang et de faire trembler de peur des cités entières. Ils ne sont que nos sombres reflets.
Pénétrez dans leur monde tout de rouge et de noir, et de nuance sombres de gris, ouvrez enfin les yeux sur ce qu'ils vous cachent, une existence de ténèbres et vice, une existence qu'on leur envie, et qui nous fascine encore aujourd'hui, sinon, liriez vous ces lignes ? Osez prétendre le contraire. Je sais qu'ils s'inviteront chez vous, au travers de ces lignes.



Toutes les nuits à Paris sont teintés de carmin.

Plus d'info Ici
Naütilus.
Sexe : Masculin
Date d'inscription : 03/03/2015
Messages : 6950
Voir le profil de l'utilisateurhttp://aelke-rpg.forumactif.com/
Ancien admin - 20 000 lieux sous les codes
# Re: Palmarès d'Ecriture!le Lun 23 Avr 2018 - 13:14
Palmarès des COTMs d'Ecriture

Concours n°7

Spoiler:
Voici donc les règles :
- le mot : Matinée
- en 250 mots minimum
- sous la forme de votre choix

1er : @Saajis
2eme : @Myrddin
3eme : @Ludwig
4eme : @Kuyamae

Textes:
Saajis :
Mes doigts parcourent les murs rêches du couloir, je laisse tomber mes bras le long de mon corps pour rentrer à nouveau dans la cuisine grande. Les premiers rayons du jour jettent une lumière douce sur les surfaces vermillon irrégulières.

— Je suis toujours de bonne humeur le matin ! Pourquoi ? Comment te dire ça... Je peux te tutoyer ? Bien sûr que je peux. Après tout, je suis ton amie maintenant, non ?

Je ne te regarde même pas ! Après tout, je t’ai vu de près cette nuit. J’attrape le couteau long, un coupe-légumes qu’ils appellent ça ? et me saisit d’une pomme d’un beau rouge vermeil. Un bruit sec se répercute dans la cuisine. Les premiers rayons du soleil parviennent enfin à dépasser les cimes des arbres et projettent leurs rayons blessants dans mes yeux.

— Fichu soleil ! Qu’est-ce que je disais déjà ? Ah oui ! Le meilleur moment de la journée, et même de la nuit... c’est la matinée !

Tes yeux roulent dans leurs orbites, en réponse à mon affirmation. Si tu crois que j’l’avais pas vu, tu t’trompes.

— Comment ça la nuit ne fait pas partie de la matinée d'après toi ! Ne me regarde pas comme ça ! J’déteste qu’on me regarde avec ces yeux-là !

Je croque dans la moitié de la pomme, le jus dégouline sur le bord de mes lèvres et ma langue le lèche avec gourmandise. Une autre saveur se mélange au sucre, plus amère... un peu métallique si on y songe bien. Cela m’excite tout à coup !

Mon rire joyeux retentit soudain, tandis qu’une musique qui sent bon les vacances d’été se met à couler dans la pièce et mes jambes sont comme possédées et libres d’agir à leurs guises. Mes talons ne cessent d’émettre des « tap, tap, tap » cadencés, parfois brouillés par un autre son qui ressemble à un « puich » visqueux.

Mes yeux croisent les tiens et ton expression m’agace ! Elle gâche mon début de journée ! D’habitude lorsque je termine ma nuit, aux petits jours elles sont toutes effrayées, ou plutôt terrifiées ! Alors pourquoi tes yeux ont cette lueur de défi ?

— T’es jolie, mais j’vais t’crever, ma chérie ! dis-je comme une promesse.

Le manche du couteau glisse entre mes doigts et je le lève pour l’enfoncer une dernière fois dans ta chair. Un sentiment d’exaltation me transporte à l’idée d’entendre le choc de la lame sur un os, la sensation érotique de la pénétration de l’acier dans la matière molle qu’est la peau. J’veux croiser ta pupille qui se dilate alors que tu vas claquer entre mes doigts !

Le temps se suspens.

Mes yeux s’écarquillent tandis que le couteau rentre dans la viande, ma bouche s’ouvre et se referme. La sensation me traverse. C’est si fort ! Si intense que je n’y crois pas moi-même. Je croise ton regard, ma vue se brouille, mais j’ai le temps d’y lire de la joie sauvage qui devait ressembler à la mienne une heure plus tôt. J’entends ton ricanement de fond de gorge. Tu t’étais libérée, sans que je ne l’aperçoive...

Tu dis quelque chose, mais je ne comprends pas. La moitié de pomme roule devant mon regard mort.

Salope ! Tu as retourné l’arme contre moi.
J’déteste cette matinée…


Myrddin :
"C'est un tendre matin. Une tasse de thé entre tes doigts, du café brûlant entre les siens et le temps se digère et se délie au fur et à mesure des secondes. Le temps s’égraine et le tourbillon du monde cesse de tourner un instant. Les voix, les voix s’élèvent et tu entends ce qu’elles te disent, amoureux des heures qui passent mais torturé de devoir les vivre. Parce que le travail c’est la vie et qu’il faut se lever pour manger, parce qu’il faut enfiler sa blouse et son masque pour avoir le bonheur de sentir sur le papier le chèque qui permettra de survivre un jour de plus. Tu es un combattant des premiers jours, le papier qui t’as dicté tes actes est à présent celui que tu lis le matin et tu espères encore faire taire la guerre qui hurle en toi. Parce qu’un coeur meurtri est plus dangereux qu’une âme en rage, parce que la main qui a abandonné la tienne t’as fait plus de mal qu’une balle dans l’épaule. La blessure est encore là, ouverte. Elle saigne, saigne et se déverse sur sol et mon dieu ce que c’est moche un pavé qui n’est pas propre. C’est presque comme cet esprit combatif que tu espères garder au fil des années mais John il faut se rendre à l’évidence, quand tu lui as claqué la porte au nez c’est lui qui t’as piétiné. Alors tu essayes d’oublier son visage au fond d’un verre que tu partages avec un autre, tu fais des bêtises et tu t’en veux quand tes lèvres se posent sur le corps d’un homme. Le lendemain n’est qu’une spirale de déception, quand tu vois ces yeux qui ne sont les siens mais qui reflètent ton désenchantement. L’amour c’est une balle logée entre les deux yeux et le Capitaine que tu as été sait à quel point on ne se relève pas de ce genre de blessure. Parfois tu saignes d’y penser mais le médecin en toi sait, il sait qu’il suffit d’un bandage pour faire croire au monde entier que tout va bien.

Quand tu y penses, c’est triste de voir qu’il suffit d’un sourire pour masquer l’abattement. C’est ainsi que les choses sont faites mais tu n’es pas sûr de pouvoir rentrer dans le moule, de te conditionner à cette vie. C’est une seconde chance mais est-ce que seulement la question t’as été posé ? Arraché de la tombe, on a collé tes os et ta tête dans le corps d’un autre avec des souvenirs plein la tête et de la mélancolie au fond du coeur. Et puis Guy se met à parler et l’espace d’une seconde tu oublies ton train de penser; lui qui filait à toute allure à sonné l’alarme de la retraite. Juste pour quelques instants, tu as l’impression que tes poumons s’emplissent d’air pour la première fois et son sourire est le seul oxygène que tu possèdes. Tu inspires, inspires à t’en éclater les côtes, jusqu’à ne plus avoir que ce son, que cette ritournelle au fond de la tête. Tu sais, c’est parfois bon d’arrêter de réfléchir et de se laisser embarquer à son tour, de laisser la barre à quelqu’un d’autre sans réellement savoir quel sera la destination. Alors tu fermes les yeux et poses tes lèvres sur la faïence pendant que tu l’écoutes, pendant que tu entends les ratures sur le papier. Tu viens de là John et c’est quelque chose qui te serres le coeur et la gorge. Une feuille a fait de toi ce que tu es aujourd’hui et quelque part, tu te demandes si c’est encore possible, si écrire ici peut créer l’homme de demain.

Tu marques une pause, relèves en silence le nez en regardant les mésanges de retour en ce beau matin, de l’autre côté de la fenêtre. Elles devraient attendre l’arrivée du printemps mais elles sont là, picorant la rosée. Ton sourire s’étire légèrement. Mélancolique."


Ludwig :
Il devait bien être huit heure, ou peut être neuf, on n’est pas à ça près. J’ai ouvert les yeux et c’était pas une partie de plaisir crois moi… Je crois bien que ce dernier teq’ paff m’a détruit… Donc j’ouvre les yeux et je m’étire en braillant avec ma voix cassé, à l’extérieur j’entends un chien répondre à mon brame matinal. Mes bras et mes jambes partent chacun et chacune dans une direction opposée jusqu’à heurter deux obstacles. Le premier, dur, massif, à la texture industrielle. D’ailleurs cet obstacle me répond puisque seulement quelques secondes après l’avoir caressé avec amour et tendresse, celui-ci offre une résonance toute particulière à la haine du voisin que j’avais dérangé en pleine grasse mat’. Je souris à cette idée. Emmerder les gens a toujours été un passe temps agréable, surtout ces papys qui -si vous ne les emmerdez pas les premiers- se font passer le mot pour écumer les routes de France, vêtu d’un béret moche, pour vous trouver et vous clouer sur la rocade à soixante dix quand vous pouviez rouler à quatre vingt dix…

Mais passons au deuxième obstacle… Mon bras droit se tendit avec force, entraînant dans mon membre un sentiment de plaisir comparable à la jouissance jusqu’à venir s’écraser avec vitalité sur une texture molle et chaude. Sur le coup j’ai cru que c’était mon coussin, car tu sais très bien que je dors avec deux coussins et ce matin je n’en avais qu’un seul. Heureux de cette découverte je l’agrippe dans l’optique de le tirer. Mais à peine mes doigts s’étaient accrochés au tissu que je me rendis compte que la sensation était bien différente de mon coussin rembourré. Alors tu me connais, je suis un peu perturbé mais mes yeux résistent encore à la lumière provenant des fenêtres à moitié protégées par les volets et ils me firent violence pour les garder fermés… Et franchement je les comprend… Je me persuade alors que c’est une bouillotte, car tu sais que j’ai toujours aimé m’endormir avec une bouillotte quand j’étais môme. Non… ne dit rien… Je sais que je n’ai pas de bouillotte… C’est là que -étrangement- mes yeux ont abandonné leur lutte pour donner une réponse à mon cerveau alors perdu.

En les ouvrant pleinement, je découvre un appart’ en ruine… C’était Bagdad, ni plus, ni moins… Il y avait des verres partout, des tâches d’alcool immondes, des morceaux de verres sur le sol et même une pizza à moitié entamée. D’ailleurs une Trois fromages au goût inimitable, mais passons, ce n’est pas le sujet.
Toutefois ! Et j’y tiens, malgré ce désordre apparent, j’étais chez moi. La porte était d’ailleurs fermée et verrouillée pour une fois. Mais je ne savais toujours pas pourquoi ma bouillotte Carapuce que j’ai pourtant laissé à la Réunion il y a bientôt dix ans était là. J’ose tourner la tête mais je m’arrête net en découvrant juste à côté du lit mon caleçon Yoda sur le sol, se noyant dans une flaque de rhum… La bouteille de Captain était juste à côté… J’ai donc l’excellente initiative de vérifier si mes attributs ô combien masculins sont à l’air libre. Eh bien figure toi qu’il a fait très froid cette nuit là… Oui il a fait très froid pour une nuit d’Août à Bastia, je t’assure… Donc là tu t’en doutes, je suis en sueur, le stress m’envahit, je suis persuadé d’avoir fauté. Du coup je tourne lentement la tête… Je grimace à la manière de mon idole, ce bon vieux Schwarzy, et finalement je pose mon regard sur le « coussin-bouillotte-carapuce »…
Un, j’avais oublié qu’hier c’était mon anniversaire… Deux, je crois que j’étais déjà dans les toilettes quand mes potes m’ont offert Eristoff, un Sphynx s’étant approprié mon coussin disparu comme matelas l’espace d’une nuit.
Oui… tu peux rire, moi je riais moins quand j’ai pris conscience d’avoir raté non pas un épisode mais bien une saison entière...


Kuyamae :
La matinée. Tu t’imagines, te réveillant aux aurores, une parcelle de lumière frappant l’un de tes yeux clos, t’indiquant que tu dois te lever. Tu t’étires tel un chat, grommelant un peu. Que fais-tu ? Resteras-tu dans ton lit ? Iras-tu à la conquête du monde ? Pourquoi ne pas jeter un œil dehors ? Alors d’un pas lourd, tes yeux toujours clos, tu sors l’un de tes pieds de sous les couvertures blanches, hésitant toujours à te lever. D’une main, tu palpes le matelas. Ton lit est tellement douillet et moelleux qu’il te supplie de rester encore un peu, mais tu décides finalement de te donner un élan pour te mettre sur tes deux pieds, ayant entendu un cri d’un goéland. Chancelant, tu avance d’un pas vers ces grands rideaux couleur crème, ne les reconnaissant pas, mais tu n’en fais pas un cas puisque tu es toujours endormi. Tu t’attends à voir la vue que tu as à tous les jours, celui de ta rue avec les voisins autours. Mais aujourd’hui, tu seras surpris. Tu ouvres les rideaux tout doucement, plissant tes yeux sous la lumière aveuglante. Laissant un peu de temps à tes yeux de s’habituer à cette luminosité, tu finis par ouvrir complètement tes yeux et vois un magnifique soleil qui se lève devant un océan turquoise. Une plage se trouve devant une galerie en bois de couleur terre. Des montagnes cachent un peu le soleil au loin, comme si celui-ci ne voulait pas se lever en ce début de matinée, restant caché devant ses amies. Ébloui par ce spectacle, tu te demandes ce qu’il se passe et te retourne pour regarder ta chambre derrière toi qui est complètement différente. Elle est du style blanc avec des meubles haut de gamme provenant d’un magazine design. Quelque chose attire ton attention. Une vieille pendule brune affiche 6h33, n’ayant pourtant pas de mouvement. Encore une fois, tu te demandes ce qu’il se passe, confus mais surtout émerveillé par ce spectacle provenant d’un conte de fée. Soudainement, une porte s’ouvre et tu y vois la personne que tu désirs tant se présenter devant toi, un sourire aux lèvres. À ce moment, tu n’hésites point et lui prends sa main, comme si vous vous connaissez depuis bien longtemps. Lentement, tu t’approches un peu plus près pour l’embrasser lorsque tu entends la pendule sonnée dans ton rêve et en même temps, l’alarme de ton téléphone. La matinée est là. Pour de vrai. Tu te réveils presque en sursaut, déçu de ne pas être aller plus loin dans ton rêve. Tu dois te réveiller pour commencer la journée. Tu croyais que la matinée était de ton côté mais finalement, elle t’a joué un tour. Néanmoins, ce rêve t’a permis de vivre une expérience hors du commun. Tu commences la matinée du bon pied, un sourire aux lèvres. Tu te dis qu’à chaque matinée, une nouvelle journée commence et tu dois la commencer du bon pied. Ce rêve t’a permis de comprendre d’apprécier chaque matinée telle qu’elle est. Une matinée parfaite n’existe pas, c’est toi-même qui doit la créer.

Plus d'info Ici


_____________________________________________


Concours n°8

Spoiler:
Les règles :
- thème : "Décrire une relation amoureuse explosive"
- pas de mots minimum mais un bonus offert à ceux qui dépassent les 1500
- sous la forme de votre choix
- des mots imposés : "Folie" / "Poison" / "Arrêt" / "Neige" / "Hôtel"

1er : @Tetsu
2e : @Poupou
3e : @Eskimo
4e : @Kilaraa
5e : @Myrddin
6e : @Erdweg

Cliquez ici pour lire le textes ! (ils sont trop longs)

Plus d'infos ici


_____________________________________________


Concours n°9

Spoiler:
Les règles : réécrire un passage du tome 1 d'Hunger Games (sélectionné par les animateurs) d'un point de vue externe.

1er : @Neph
2e : @Swirly
3e : @Pizi

Neph:
La rue est calme, déserte. Le ciel est laiteux, signe que l'aube est venue. Le silence est presque parfait, à peine troublé par les bruits d'animaux qu'on entend farfouiller la terre. Le quartier dort encore, bien que le soleil soit déjà levé, comme s'il était en attente d'un évènement. Mais l'ambiance n'est pas festive, l'endroit semble au contraire quasiment mort, et on peine à imaginer que dans quelques heures, l'activité reprendra. Les maisons s'alignent, mosaïque de blocs gris et froids. Ici tout est minimaliste, rien ne paraît déroger à son rôle, tout est à sa place sans la moindre fantaisie. Il n'y a que le strict minimum ; quatre murs, un toit, une porte, quelques fenêtres pour chaque bâtiments. Pas de verdure, comme si la nature n'avait pas eu la force de venir donner signe de vie ici. Pas de jardins, évidemment ; on se doute que les gens ici ne sont pas très aisés. À la place, la rosée est venue s'installer sur les murs, sur le sol goudronné. Elle stagne, parce qu'il n'y a pas de vie pour l'absorber.

Dans l'une des bâtisses une jeune fille brune s'éveille. A l'intérieur ce n'est pas différent de l'extérieur ; tout est gris, terne mais une certaine chaleur émane du lieu, la chaleur humaine sans doute, même si la fraîcheur de l'aube est venue s'installer. La jeune fille tâte l'autre place de son lit, comme à la recherche de quelqu'un. Mais il n'y a personne à côté, la chambre est vide, à part elle. Les volets sont clos mais la lumière du soleil parvient quand même à filtrer, éclairant la pièce, le couloir et la chambre d'à côté vers laquelle le regard de la brunette se dirige. A l'intérieur, une jeune fille un peu plus jeune que la première — sans doute sa petite sœur — dort paisiblement au côté d'une femme plus âgée, probablement leur mère.

La sœur aînée les observe quelques petits instants, appuyée sur un coude, avant de se lever finalement. Elle enfile rapidement un pantalon, une chemise, chausse ses bottes de chasses, couvre sa chevelure brune nouée en une tresse sous une casquette et attrape sa gibecière. Elle s'approche de la table sur laquelle est posée une assiette un bol en bois qu'elle retire, découvrant un fromage de chèvre enveloppé dans du basilic. Elle range le mets bienvenu dans sa poche et sort hors de la maison, sans bruit pour ne pas réveiller sa mère et sa soeur qui dorment encore. Elle n'a pas besoin de parcourir beaucoup de mètres avant d'arriver à ce qui semble être sa destination : un pré verdoyant où le gibier abonde.
Swirly:
Elle était là, de l’autre côté du lit tout froid. Réveil difficile. Yeux encore mi-clos. Tâtonnement timide pour chercher la chaleur de Prim. Mais elle n’attrape rien d’autre hormis les draps froissés du matelas. C’était le jour de la Moisson. Katniss s’était redressée. S’appuyant sur le coude. Il y avait assez de lumière pour que ses yeux puissent se balader dans la chambre à coucher. Regard qui se pose sur leurs corps endormis. Sa petite sœur Prim, pelotonnée contre sa mère. Leurs joues collées l’une à l’autre. Sa mère paraissait plus jeune dans son sommeil. Elle paraissait moins usée. Moins fatiguée. Et le visage de Prim était, lui, si frais. Comme la rosée. Si adorable. Peut-être autant, si ce n’était plus, que la primevère qui lui avait donné son nom. Et sur ses genoux, en protecteur, se trouvait un chat. Laid. Difforme. Le nez aplati et la moitié d’une oreille manquante. Les yeux couleur vieille courge. Sa sœur avait insisté pour le baptiser Buttercup – Bouton d’or. Katniss avait tenté de le noyer quand elle l’avait ramené. Depuis le chat ne lui faisait pas confiance. Ça remontait pourtant à plusieurs années. A l’époque c’était un chaton famélique. Au ventre ballonné et infesté de puces. Une bouche de trop à nourrir alors que les temps se faisaient déjà bien trop durs. Mais Prim avait supplié, pleuré. Tant que Katniss avait dû céder. Sa mère l’avait débarrassé de sa vermine. Il était devenu un excellent chasseur et il leur faisait même parfois cadeau d’un rat. Parfois, il arrivait à Katniss de lui jeter les entrailles d’une prise qu’elle vidait.

Elle balance ses jambes hors du lit pour venir se glisser dans ses bottes de chasse dont le cuir, souple, épouse la forme de ses pieds. Puis elle enfile un pantalon, une chemise. Et met ses longues mèches brunes, tressées en natte, dans une casquette. D’une main, elle attrape sa gibecière. C’est frénétique. Presque mécanique. Prim lui a fait un cadeau pour le jour de la Moisson. Sur la table trône un joli petit fromage de chèvre qui l’attend, protégé des rats affamés et des chats sous un bol en bois et enveloppé dans des feuilles de basilic. Alors Katniss le range dans sa poche et se glisse dehors. Furtive. Dansante. A cette heure-ci de la matinée, le quartier du district Douze, surnommé la Veine, grouille habituellement de mineurs. En chemin vers le travail. Des hommes. Des femmes. Tous aux épaules voûtées. Les phalanges trahissant la dureté de la vie. Gonflées par les mêmes gestes, toujours répétés. Ils ont, pour la plupart, renoncé à gratter la poussière de charbon sous leurs ongles ou dans les sillons de leurs visages abîmés. Mais aujourd’hui, les rues cendreuses sont désertes. Pas âmes qui vivent aux alentours. Les maisons grises ont les volets clos. La Moisson ne commence pas avant deux heures. Ceux qui le peuvent dorment jusque-là. Ils profitent. Des dernières minutes. Le temps file. Trop vite.

La maison des Everdeen se trouve presque à la limite de la Veine. Un peu à l’écart. Et Katniss n’a que quelques porches à passer, n’a que quelques pas à faire pour atteindre le terrain vague. Celui qu’ils appellent le Pré.
Pizi:
A son réveil, l’autre côté du lit est tout froid. Elle tâtonne, cherche la chaleur de Prim, mais elle n’attrape que la grosse toile du matelas. La jeune enfant a dû faire un mauvais rêve et grimper dans le lit de leur mère. Normal : c’est le jour de la Moisson. Elle se redressa sur un coude. Il y a suffisamment de lumière dans la chambre à coucher pour qu’elle les voit. Sa petite sœur Prim, pelotonnée contre sa mère, leurs joues collées l’une à l’autre. Dans son sommeil, sa mère paraît plus jeune, moins usée. Le visage de Prim est frais comme la rosée, aussi adorable que la primevère qui lui donne son nom. Sa mère aussi était très belle, autrefois. A ce qu’on dit. Couché sur les genoux de Prim, protecteur, se tient le chat le plus laid du monde. Il a le nez aplati, il lui manque la moitié d’une oreille et ses yeux sont couleur de vieille courge. Prim a insisté pour le baptiser Buttercup – Boutond’Or- , sous prétexte que son poil jaunâtre lui rappelait cette fleur. Il la déteste. En tout cas, il ne lui fait pas confiance. Même si ça remonte à plusieurs années, il semble qu’il n’aît pas oublié que la jeune femme ait tenté de le noyer quand Prim l’a rapporté à la maison. Un chaton famélique, au ventre ballonné, infesté de puces. Elle n’avait vraiment pas besoin d’une bouche de plus à nourrir. Mais Prim a tellement supplié, pleuré, qu’elle a dû céder. Il n’a pas si mal grandi. Sa mère l’a débarrassé de sa vermine, et c’est un excellent chasseur. Il lui arrive même de leur faire cadeau d’un rat. Parfois, quand elle vide une prise, elle jette les entrailles à Buttercup. Il a cessé de cracher dans sa direction. Des entrailles. Pas de crachats. C’est le grand amour. Elle balance ses jambes hors du lit et se glisse dans ses bottes de chasse. Le cuir souple épouse la forme de ses pieds. Elle enfile un pantalon, une chemise, elle fourre sa longue natte brune dans une casquette et attrape sa gibecière. Sur la table, sous un bol en bois qui le protège des rats affamés et des chats, l’attend un très joli petit fromage de chèvre, enveloppé dans des feuilles de basilic. C’est son cadeau de la par de Prim pour le jour de la Moisson. Elle le range dans sa poche en se glissant dehors. A cette heure de la matinée, leur quartier du district Douze, surnommé la Veine, grouille généralement de mineurs en chemin pour le travail. Des hommes et des femmes aux épaules voûtées, aux phalanges gonflées, dont la plupart ont renoncé depuis longtemps à gratter la poussière de charbon incrustée sous leurs ongles ou dans les sillons de leurs visages. Mais, aujourd’hui, les rues cendreuses sont désertes, les maisons grises ont les volets clos. La Moisson ne commence pas avant deux heures. Autant dormir jusque-là pour ceux qui le peuvent. Leur maison se trouve presque à la limite de la Veine. Elle n’a que quelques porches à passer pour atteindre le terrain vague qu’on appelle le Pré.

Plus d'infos ici
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum